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Aujourd’hui, dans le monde entier et plus encore dans notre société occidentale, chacun de nous est largement dépendant, pour s’alimenter, de l’industrie agro-alimentaire et du commerce mondial. Cultiver ses aliments, au moins en partie, cela signifie s’autonomiser d’un système qui repose aujourd’hui sur l’injustice sociale et la dégradation accélérée des ressources naturelles. C’est aussi garder le contrôle sur la production et s’assurer de la qualité de ce qu’on mange…
Et puis, à condition d’y mettre un peu d’énergie (humaine !), cela peut engendrer des économies substantielles dans un budget un peu trop serré !
Si je veux prendre la responsabilité de ce que je mange, la première idée est de produire moi-même ! Commençons par quelques fruits et légumes, « bio » si possible ! 200 m2 devraient vous permettre d’obtenir une production adaptée pour 4 personnes.
Et si vous n’osez pas vous lancer si vite, commencez par quelques pots, des herbes aromatiques…
En somme, pourquoi j'y vais ?
Dans son jardin ou sa cour, dans un jardin partagé, sur les toits, dans les terrains vagues, dans un coin de parc, sur les balcons, terrasses et appuis de fenêtre, les accotements, et même en appartements… Ouvrez grands les yeux et vous découvrirez toutes sortes d’espaces disponibles autour de chez vous. Pourquoi pas les occuper pacifiquement avec de petites plantations ?
Le mois de mai est le bon moment pour commencer un potager, car c’est la grande époque des semis et des plantations.
Avant de préparer le terrain, définissez sa taille idéale. Commencez petit, il sera temps, l’année prochaine, d’agrandir la surface cultivable. Choisissez un endroit ensoleillé, plat et proche de la maison afin d’y accéder facilement.
En ligne, en planche, en carré, surélevé ?
Rectiligne, le potager conventionnel a l’avantage d’être simple à dessiner et fonctionnel, surtout si vous tracez deux grandes allées, en croix, permettant le passage d’une brouette, et des petits chemins menant à chaque planche.
Matérialisez les voies avec des matériaux de récupération comme des briques pilés ou de l’ardoise concassée, des plaquettes de chêne, des bandes de pelouse ou tout simplement des planches ou dalles de bois.
Les potagers en hauteur, très décoratifs et faciles à travailler par tous, peuvent être bordés de bois tressés, de planches ou de pierres. Les mauvaises herbes s’y ressèment moins et la terre est plus chaude.
Le travail du sol
Pour bien connaître votre terre, vous pouvez la faire analyser. Des laboratoires spécialisés vous indiqueront, après examen, les améliorations à apporter (comme le LAMS de Claude et Lydia Bourguignon !).
Pour bien démarrer, retirez toutes les herbes, les racines, les cailloux, ensuite, crochetez puis ratissez. Pour les cultures suivantes, vous utiliserez une bêche écologique qui permet de bêcher la terre sans la retourner pour ne pas perturber la vie du sol.


Que planter, que semer ?
Commencez par des légumes faciles à cultiver, comme des radis, des navets, des tomates, des salades à repiquer. Cultivez des plantes aromatiques et des fleurs dans votre potager est primordial, car plus il y a de diversité au jardin moins il y a de maladies et d’invasion d'indésirables.
Quelques livres :
"Un potager bio sur mon balcon", de Josep Maria Vallès, Éditions Rouergue.
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