qui sommes-nous ?

J’éco-habite

En France, le secteur résidentiel et tertiaire constitue le plus important pôle de consommation énergétique, avec 43% en 2013 (source négaWatt), devant les transports (33%) et l’industrie et l’agriculture (25%). Ce secteur est fortement dépendant des énergies conventionnelles (pétrole, gaz naturel, nucléaire) fortement émettrices de gaz à effet de serre. Face à la raréfaction de ces ressources et aux enjeux écologiques, il semble impératif d’amorcer la transition énergétique.

Agir à son échelle

Sobriété dans nos consommations, efficacité dans la production et les usages, développement massif des énergies renouvelables... chacun de nous peut agir, à son échelle, et sur son territoire !
De nombreuses actions peuvent être engagées chez soi, qu’elles soient gratuites ou nécessitant un investissement plus important (pour lequel il existe des aides de l’État) :

  • Être attentif au gaspillage (veille de nos matériels électroniques…), identifier nos besoins superflus (multiplication des appareils électroménagers par exemple…), opter pour la sobriété (en chauffage, ou en climatisation…),
  • Rechercher l’efficacité énergétique, qui permet de réduire les consommations d’énergie (rénovation, isolation, ventilation double-flux, électroménager de catégorie A ou plus…),
  • Opter pour les énergies renouvelables, qui répondent à nos besoins énergétiques avec un faible impact sur notre environnement (installation solaire photovoltaïque ou petit éolien pour l’électricité, solaire thermique pour l’eau chaude et le chauffage, chaudière à bois...).

Pour en savoir plus, voici quelques sources utiles :

- Fiche pratique Colibris “Devenir soi-même producteur d’électricité”.
- Guide “Maîtrisons l’énergie”, de la FNH.
- Calculer votre empreinte écologique.
- Entreprendre son bilan carbone.
- Tout savoir sur les aides financières : sur le site du Ministère de l’Écologie, et sur le site de l’Ademe.

Actions collectives et actions des collectivités locales

Se tourner vers l’habitat collectif, groupé, ou encore partagé, c’est adopter un mode de vie plus sobre et plus convivial. Ensemble, nous sommes plus forts et plus heureux !

Dans un monde où règnent la spéculation immobilière, la concentration urbaine, la crise du lien social, les bouleversements économiques et environnementaux, une minorité de la population décide d’engager la révolution et de refuser le mode d’habitat classique. Ce dernier date des années 80, période durant laquelle était revendiqué l’usage du béton permettant d’édifier de grandes tours. S’en est suivi l’éloge de la propriété privée, devenue le symbole de la réussite sociale. Des milliers de pavillons sont sortis de terre et bâtis pour combler les désirs d’une classe moyenne en plein ascension sociale. Or ce modèle est aujourd’hui décrié en raison des répercussions néfastes engendrées sur le plan environnemental (40% des émissions de GES, et inflation de l’usage des transports). Quant à l’aspect social, les sociologues déplorent l’absence de vivre ensemble et de cohésion sociale, le refus de mixité sociale (d’un côté des ghettos de riches et de l’autre des quartiers pauvres).

Dans un tel contexte, revient peu à peu un modèle d’habitat apparu dans les années 70 : l’habitat collectif. Ce mode de vie soutien des valeurs comme la solidarité, la coopération et le partage. Composé d’espaces à la fois privés et communs, il assure une intimité à chacun et promeut une volonté de vivre ensemble, de tisser des liens entre des personnes provenant de tous milieux sociaux et de toutes générations.

Enfin, nos territoires connaissent d’autres mutations urbaines. Certains politiques, conscients des bouleversements environnementaux et de l’accroissement démographique, décident d’agir à l’échelon local. Depuis années, est envisagée la construction d’éco-quartiers, respectueux de la nature et de la santé humaine. Pour la plupart ils sont construits sur des friches abandonnées ou d’anciennes casernes militaires. Tel est le cas, de l’éco-quartier de Bonne à Grenoble qui fut le premier éco-quartier de France à voir le jour en 2004. En 2009, il reçut le label national de l’éco-quartier pour son exemplarité en matière de respect des normes de Haute Qualité Environnementale et pour son concept de bâti avant-gardiste pour l’époque.

À nos élus désormais de franchir le pas !

Quelques sources pour en savoir plus :

- “Comment créer un habitat groupé”, Fiche pratique Colibris.
- Dossier Habitat de “La France en transition”, Hors-Série Kaizen octobre 2013, p.73-91.
- “Construire un écoquartier dans ma commune”, fiche pratique sur le site de l’Association des Petites Villes de France.