Le MagDes idées pour construire demain

C’est arrivé sur Terre en Septembre 2019

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Chaque jour, elles nous inspirent, nous attristent ou nous réconfortent. Parmi les milliers de nouvelles et productions de connaissances qui surgissent dans le monde, Colibris le Mag a effectue une veille afin de vous proposer cette sélection de news, souvent passées sous les radars des grands médias. Et vous pourrez compléter votre découverte en remontant à la source de chaque nouvelle. 


 - ALERTES DU MOIS -

Amazonie brésilienne : la déforestation a presque doublé en un an 

8 septembre 2019

Depuis 2018, les incendies ont touché 6 404,4 km2 supplémentaires, soit une augmentation de 91,9 % en douze mois. La déforestation pratiquement doublée entre janvier-août, comparé à la même période de l’an dernier, touchant 6 404,4 km2 supplémentaires au total, selon les données de l’Institut national pour les investigations spatiales (INPE), encore provisoires. 

Sous la pression des forestiers et des éleveurs, encouragés par le soutien du président brésilien Jair Bolsonaro, le déboisement de l’Amazonie brésilienne s’est emballée ces quatre derniers mois : 738,2 km2 en mai, 936,3 km2 en juin, 2 255,4 km2 en juillet et désormais 1 700,8 km2 en août. Et les experts estiment que le chiffre de 10 000 km2 pourrait être atteint cette année pour la première fois depuis 2008. 

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Dernier envol pour 3 milliards d’oiseaux nord-américains

19 septembre 2019

Des printemps de plus en plus silencieux… Partout sur le continent nord-américain, le déclin des oiseaux forestiers et généralistes est sévère. Un rapport, exceptionnel par son étendue et son échelle de temps – elle compile près de cinquante ans de données –, fait état de la disparition de 2,9 milliards d’oiseaux en Amérique du Nord depuis les années 1970. 

Au total, 303 des 529 espèces étudiées par les chercheurs sont en déclin. Et pour certaines espèces, il s’agit d’un véritable effondrement : plus de 90 % de cette perte peut être attribuée à douze familles d’oiseaux, dont les hirondelles, les moineaux, les fauvettes, les merles ou encore le chardonneret jaune !

L'étude américaine combine deux sources de données. La première vient des relevés annuels réalisés chaque printemps par le Breeding Bird Survey : au moment de la saison de reproduction, des milliers de bénévoles et de professionnels effectuent des observations selon une méthode identique. Et ce depuis 1970. La seconde source provient des relevés de 143 stations radars du service météorologique des États-Unis, qui détectent les masses d'oiseaux pendant leur migration, la nuit. 

« On observe la même chose partout dans le monde, l'intensification de l'agriculture et les modifications du paysage font pression sur ces populations d’oiseaux », explique à l'AFP un coauteur principal de l'étude, l'ornithologue Ken Rosenberg, de l'université Cornell et de l'American Bird Conservancy.

En effet, ces chiffres sont malheureusement concordants avec ceux concernant les populations d’oiseaux en Europe : selon différentes études, l’Angleterre a vu sa population d’oiseaux diminuer de 60 % en cinquante ans, l’Europe a perdu 400 millions d’oiseaux en trente ans, (soit 30 % de sa population), et en France, le déclin a été estimé à 30 % en vingt-cinq ans.

Et comme les pollinisateurs et les insectes en général, en diminution également partout dans le monde, les oiseaux sont d’excellents indicateurs des graves dysfonctionnements de notre environnement. D’ailleurs, la perte des uns a un impact sur l’autre : la diminution des insectes menace la survie de nombreuses populations locales d’oiseaux ; celles des oiseaux aura une incidence sur la pullulation de tel ou tel insecte, notamment des nuisibles pour les cultures…

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42 % des 454 espèces d'arbres présents en Europe également menacées


27 septembre 2019

C’est la conclusion de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Et le danger est encore plus grand pour les espèces dites endémiques, celles qui ne poussent qu'en Europe: 58% sont menacées et 15%, soit 66 espèces, sont en danger critique. Les sorbiers sont particulièrement en danger, les trois quarts des 170 espèces européennes de sorbiers, des arbustes de la famille des rosacées, étant considérées comme menacées. Rappelons que sans arbre il n’y a pas de forêt et toutes les autres espèces de cet écosystème sont alors menacées...

En cause : l'expansion des espèces invasives introduites par l’homme, l'exploitation non durable des forêts, et le développement urbain. Avec, en chaine, son cortègre de maladies et de nuisibles (affectant 38 % des espèces étudiées), de bouleversement des écosystèmes, d’incendies trop fréquents, de compétition pour les ressources… Le cas du marronnier d'Inde (marronnier commun) illustre bien cette tendance : attaqué par la mineuse du marronnier, une chenille venu des Balkans qui endommage les feuilles de l’arbre et s'est rapidement répandue sur tout le continent, il est désormais considéré comme "vulnérable". Il est également affecté par l'abattage, les incendies de forêts et le tourisme.

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L’humanité plus forte que les volcans terrestres… Hélas !

1er octobre 2019

Ce mois de septembre, les chercheurs nous l’ont dit avec force : ça va chauffer ! Et pas qu’un peu… Le scénario du pire d’un groupement scientifiques français prévoie une augmentation de 6,5 à 7°C en 2100 en moyenne sur Terre, et un réseau mondial annonce une montée plus rapide des océans que prévue – qui conduirait à déplacer à terme 280 millions de personnes dans le monde. Le tout assorti par la fonte totale des glaces de l’Arctique l’été, des vagues de chaleur et de sécheresse très sévères, qui n’empêcheront pas des épisodes de pluies tempétueuses.

Mais une nouvelle, publiée dans la revue Elements par une équipe de 500 scientifiques réunis au sein du Deep Carbon Observatory (DCO), est passée quasi inaperçue. Elle en dit long pourtant sur la responsabilité de l’humanité dans ce désastre climatique : les activités humaines émettent en effet chaque année jusqu'à 100 fois plus de CO2, principal responsable du réchauffement climatique, que l'ensemble des volcans de la planète (0,3 à 0,4 gigatonne)…

En mesurant la présence de certains isotopes de carbone dans des échantillons de roche, le DCO a découvert que sur 500 millions d'années, de manière générale la planète réussit à réguler elle-même les niveaux de CO2 en quelques centaines de milliers d’années. Mis à part certains épisodes exceptionnels sur le cycle du carbone comme l'impact de la météorite qui a supprimé les trois quarts de la vie sur Terre – dont les dinosaures – il y a 66 millions d’années : celle-ci a provoqué l'émission de 425 à 1 400 gigatonnes de CO2. Or, rien qu'en 2018, en une seule année, les activités humaines en ont généré 37 gigatonnes ! « Le CO2 envoyé par les hommes dans l'atmosphère ces 10 à 12 dernières années est ainsi équivalent à ces événements catastrophiques », souligne Marie Edmonds, volcanologue au Queen's College de Cambridge. 

Voilà, les climats-sceptiques qui justifient bien souvent les dérèglements climatiques par l’activité volcanique du globe, ont perdu leur meilleur argument…

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©CNRS

Voici l'un des modèles de scénario climatique planétaire d'ici à 2100 réalisé par une équipe française

La pollution rend-elle… bête ? 


30 septembre 2019

Selon des recherches menées en Chine, la pollution de l’air (par le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre) entraînerait une « énorme » réduction de l’intelligence. Notons qu’en Chine, la pollution atmosphérique diminue mais reste trois fois supérieure aux limites de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il n’empêche, si les 20 000 personnes étudiées sont chinoises, réparties dans tout le pays, l’étude est pertinente dans le monde entier, alors que 95 % de la population de la planète respire un air insalubre.

La principale conclusion de cette vaste étude est de démontrer que des niveaux de pollution élevés entraînent des baisses significatives des résultats aux tests de langue et d’arithmétique, avec un impact moyen équivalent à la perte d’une année d’éducation de la personne. Et l’effet est pire pour les personnes âgées, au-delà de 64 ans, ainsi que pour les hommes et pour tous ceux qui ont un faible niveau d’éducation. Et ce quelque soit les différences génétiques entre individus.

Dans le détail des mécanismes cognitifs mis en évidence, le Dr Derrick Ho de l’Université polytechnique de Hong Kong indique qu’une forte pollution atmosphérique peut entraîner un stress oxydatif, une neuro-inflammation et une neuro-dégénérescence. Et selon les chercheurs chinois qui ont mené l’étude, une augmentation de la pollution de 1 mg sur trois ans équivaudrait à la perte de plus d’un mois d’éducation. 

Dans le viseur de tous les experts en santé publique : les particules fines. Rappelons que, selon une étude menée par Santé Publique France en juin 2017, pour la seule année 2016 pas moins de 48 000 décès ont été causés par les particules fines dans le pays, soit 9 % de la mortalité nationale. Et des chercheurs britanniques de l’Université de Lancaster ont retrouvé des nanoparticules toxiques liées à la pollution de l’air « en quantité abondante » dans des tissus du cerveau. Selon eux, cette découverte serait en lien direct avec le développement de la maladie d’Alzheimer qui touche des dizaines de millions de personnes dans le monde. 

En savoir + (publication scientifique en anglais)  - Présentation en français dans Up’Magazine


©Wikimedia - Shanghai


 - BONNE NOUVELLE ! -


©Wikimedia


Plus écolos et... plus pessimistes


2 septembre 2019

Selon un sondage de l’Institut Harris Interactive, les Français sont 72% à assurer s’être, au cours des derniers mois,« davantage intéressé aux enjeux d’écologie et avoir modifié leurs comportements dans ce sens ». Une évolution due aux informations que les scientifiques diffusent sur le climat et la biodiversité. Les femmes sont plus sensibles que les hommes aux enjeux écologiques ; elles sont 78 % a percevoir, personnellement, la gravité de l’enjeu. Mais ce sont les jeunes de 18 à 24 ans qui avouent pour 89 % d’entre eux être mobilisés sur les questions de réchauffement climatique. Et plus de 90 % des personnes interrogées déclarent multiplier les « petits gestes du quotidien favorables à l’envionnement » : consommer moins de viande, éteindre la lumière en quittant une pièce, fermer le robinet en se brassant les dents, trier ses déchets, acheter des produits de saison, préférer acheter des produits en vrac, débrancher ses appareils électriques, etc. Autant de mesures qui ne sont pas vécus comme impactant pour leur pouvoir d’achat, pour 62 % des sondés. Ces évolutions s’accompagnent d’une profonde déprime : 69 % se déclarent « pessimistes pour l’avenir de la planète ». Enfin, cela dépend de l’âge… Les plus âgés (77%) peignent l’avenir en noir alors que les plus jeunes (59 % des 18-24 ans) se déclarent résolument optimistes.

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« Consommer mieux » et « moins » : la tendance progresse !


29 septembre 2019

Les études se suivent et se ressemblent : dans leur dernière livraison, le baromètre GreenFlex de la consommation responsable atteste d’une forte inquiétude pour l’avenir de la planète parmi les Européens, et les Français en particulier : alors que 60 % des sondés de l’Hexagone pensent qu’il est urgent d’agir pour la planète, 13 %

pensent qu’il est déjà trop tard… C’est surtout les bouleversements climatiques qui sont considérés comme les sujets à traiter en urgence (par 25 % des sondés), suivis par le déclin de la biodiversité (20 %) et les pollutions par les déchets et plastiques (15 %). 

Plus intéressant – et nouveau –, la très forte critique de notre modèle de consommation et la conviction des Français qu’il faut repenser notre modèle de société... 

Et de plébisciter une société plus écologique, plus solidaire et qui ait plus de sens. 

Dès lors les Français se déclarent prêts à modifier leur consommation.

Et, comme nous le montrerons dans un article à venir plus détaillé sur cette étude très instructive, les consommateurs français se déclarent plus enclin que ceux du reste de l’Europe à expérimenter de nouveaux circuits et modes d’achat. Plus qu’un frémissement écolo de l’opinion ?

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Bientôt des élevages laitiers “bas carbone” en Bretagne ? 


10 septembre 2019

Demain, ces Prim’Holstein noires et blanches brouteront en regardant passer les trains, mais sans trop relarguer de méthane, désastreux pour le climat ! C’est du mois le défi auquel vient de s’attaquer la ferme expérimentale de Trévarez, dans le Finistère, avec 120 vaches laitières baptisées « bas carbone ». 

Alors que 14 % des gaz à effet de serre sont issus de l’élevage, que les troupeaux envahissent la planète, et que de sévères sècheresses grillent les cultures fourragères, il y avait urgence à réduire leur impact climatique. Au point que nos concitoyens, sensibilisés par ce problème et par la souffrance animale, se sont mis à consommer beaucoup moins de viande qu’auparavant. 

La filière des éleveurs bovins de Bretagne, première région française productrice de lait, a décidé de se doter d’une « feuille de route climatique » : réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025, en mettant en oeuvre un programme de recherche expérimental : la « ferme bas carbone ». Avec des ruminantes manipulées génétiquement ? Point. Le levier sur lesquels la ferme expérimentale agit est celui de l’alimentation des vaches. Abondamment disponible sur place, les prairies pâturées composent 60 % de leurs rations durant l’été. Elles contiennent des légumineuses pour améliorer leur valeur nutritive et sont combinées à du maïs fourrage, cultivé sur place, dont la ration augmente l’hiver pour affronter le froid. De plus, la ferme a banni le tourteau de soja, dont la culture accélère la déforestation en Amazonie et l’a remplacé par du tourteau de colza. En attendant… « Le colza c’est mieux, mais il faut l’amener par camions. Donc, ce que nous voulons c’est utiliser d’autres protéagineux cultivés sur place comme la féverole », précise Pascal Le Cœur, ingénieur en agriculture et responsable de la ferme. 

Les techniciens de Trévarez ont, en outre, réduit les engrais chimiques, émetteurs de protoxyde d’azote (N2O), au profit d’engrais organiques. À cela s’ajoutent la rotation des cultures et la réduction du labour, indispensables pour préserver le carbone. Et pour atteindre leur objectif de réduction de 20% de l’empreinte carbone, les prairies sont conservées pendant au moins sept ans et des haies ont été replantées. Le tout pour favoriser au maximum l’accumulation de matière organique, et donc le stockage de carbone.

Autant de « recette » suivie depuis de longues années par les éleveurs en bio ou guidés par la méthode d’André Pochon depuis les années 1970…? Oui, en grande partie. L’intérêt de ce dispositif est finalement d’être issu et de s’adresser à la filière d’élevage traditionnelle. De mesurer finement les bilans d’émission. Et d’allier réduction de l’empreinte carbone et autonomie des élevages. S’il reste bien difficile de rendre cette filière agricole « climatiquement neutre », la voie tracée par Trévarez s’avère doublement vertueuse.

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Trésors sous-marins uniques au large de l’Amazone 


12 septembre 2019

Après deux semaines d’expédition consacrées à l’exploration profonde du Récif de l’Amazone, au large de la Guyane, une équipe de scientifiques du CNRS et de Greenpeace révèle que cet écosystème abrite des espèces diversifiées jamais observées dans la région auparavant. « Cette partie du récif en Guyane présente des assemblages inédits, on y trouve aussi bien des faunes du nord (zone Caraïbes) que du sud (zone brésilienne), précise Serge Planes, directeur de recherche au CNRS (CRIOBE) et responsable scientifique de l’expédition. Il abrite également à la fois des espèces des profondeurs et des espèces généralement observées à proximité du littoral. Ces caractéristiques en font un écosystème nouveau qui ne ressemble à aucun autre ».

À bord de l'Esperanza, le navire de l'association écologiste, les scientifiques ont déjà pu observer un assemblage d'algues calcaires, d'éponges et de coraux noirs, ainsi qu’une dizaine d'espèces différentes de cétacés, tels que les baleines à bosse, et collecter de « nombreuses données » sur leur comportement. « Pour la première fois, nous avons vu des baleines comme le rorqual tropical se nourrir dans cette zone, c'est donc pour lui une zone d'alimentation. Nous avons également observé des baleines à bosse avec leurs petits : leur présence confirme bien que c'est aussi une zone vitale de reproduction, de mise-bas et d’allaitement » , ajoute Olivier Van Canneyt, biologiste marin à l'observatoire Pelagis (CNRS/La Rochelle Université). Certains cétacés comme le grand cachalot et le pseudorque ont également été identifiés. 

D'autres espèces ont été recensées comme le requin soyeux, le dauphin d'Electre et le rorqual de Bryde. Plusieurs grands poissons pélagiques ont aussi été observés (requins marteaux, espadons-voiliers, poissons-lunes...) ainsi que des oiseaux marins (sternes fuligineuses, puffins de Baillon, etc.).

Cette mission vient compléter les inventaires réalisés depuis seulement une dizaine d'années au large de la Guyane. Greenpeace demande la création d'un vaste réseau de réserves marines qui couvrirait au moins 30 % des océans d'ici à 2030. « Cet écosystème est menacé par des projets pétroliers dans les eaux voisines du Brésil, par des sociétés telles que BP », s’inquiétait d’ailleurs l'organisation internationale lors de sa première mission en 2016, mettant en évidence la richesse de ces fonds marins. Il faut dire que depuis la fin des années 70 plusieurs programmes de recherches sismiques sous- marines ont été menés, par Total et Shell notamment. Et l’Agence nationale brésilienne du pétrole (ANP) a estimé à 14 milliards de barils de pétrole, soit l'équivalent de 5,2 gigatonnes de CO2, contenus dans le fond de la mer proche du récif de l'Amazone. De quoi attiser les appétits… et menacer cet écosystème remarquable.

En savoir + - photos et vidéos de l’expédition


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Va-t-on enfin mieux circuler en vélo ? 


14 septembre 2019

152 projets en métropole, en Corse et Outre Mer, viennent d’être retenus par le ministère de la Transition écologique dans le cadre de l'appel à projets "Fonds mobilités actives - Continuités cyclables", lancé en décembre 2018. Celui-ci vise à résorber les discontinuités de circulation douce, comme les rocades urbaines ou les voies ferrées. Il s’agit donc de projets de création de passerelles, de réhabilitation de ponts ou de tunnels, de sécurisation des franchissements de carrefours complexes, etc. Lesquels bénéficieront d’une aide de 43,7 millions d'euros – sur un fonds "mobilités actives" total de 350 millions d'euros sur sept ans, en cofinancement avec les collectivités locales. 

227 autres projets, portés par les collectivités, ont également été retenus dans le cadre d’un deuxième appel à projets, "Vélos et territoires", lancé cette fois par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), avec pour objectif d'aider à l'élaboration de schémas directeurs "vélo".

Par ailleurs, le Parlement étudie en ce moment le projet de loi d'orientation des  mobilités, qui prévoit des outils nouveaux et concrets en faveur du vélo tels que la création d’un forfait “mobilités durables” ou le déploiement d'emplacements sécurisés. Le gouvernement a fixé l'objectif de tripler la part de déplacements du quotidien à vélo d'ici 2024, en passant de 3 à 9 %. C’est pas gagné, tant les procédures de révision de l’aménagement urbain et de la voirie demeurent un parcours du combattant, le poids des associations citoyennes très faibles et les intérêts politico-économiques bien contradictoires en matière de mobilité !

En savoir + et les projets Vélos et territoires


La Guyane branchée sur “Piles solidaires”


16 septembre 2019

Pour la cinquième année consécutive, Batribox,Electriciens sans frontières et l’association guyanaise Kwala Faya, qui forme des habitants à l’électrification solaire, vont proposer à des milliers de jeunes guyanais de mettre leur énergie au service de l’électrification d’une école. En l’occurrence celle du village de Trois-Sauts (96 enfants), au cœur du Parc Amazonien de Guyane. Cette opération éco-solidaire a une double mission : apprendre les enjeux du recyclage et les bons gestes de tri aux élèves et soutenir un projet de développement durable. Objectif : 80 tonnes de piles à collecter en 2020 !

Pour cette 5e édition, Screlec a également fait appel à l’éco-organisme français PV Cycle pour le recyclage des panneaux photovoltaïques usagés de l’école de Trois-Sauts, lorsqu’ils seront remplacés par l’association Kwala Faya. Cette opération est appuyée par différents acteurs locaux (collectivités, parc et rectorat). 

L’an dernier, Piles solidaires a incité 1 500 établissements scolaires français à collecter 60 tonnes de piles usagées, « transformées » en don de 20 000 € au profit d’une opération d’électrification de deux centres de santé à Enyellé et Epena au Congo-Brazzaville.  L’objectif ayant été largement dépassé (83 tonnes au total ont été collectées), un chèque de 10 700 € supplémentaires permet de financer une seconde opération qui aura lieu dans la Région des Plateaux au Togo en novembre prochain. Trois villages auront ainsi accès à une eau de qualité, à des services d’assainissement et à une énergie électrique respectueuse de l’environnement.

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Bon score pour l’affichage des qualités nutritionnelles ! 


20 septembre 2019

Plus de deux ans après son entrée en vigueur en France, Nutri-Score, une étiquetage nutritionnel facultatif apposé sur l’emballage des produits alimentaires, est désormais présent sur 25 % des volumes de vente de produits transformés. Pour certaines catégories de produits, comme les chips ou les frites, la part de marché monte même à 50 %, ou les frôle, à 49 % par exemple pour les produits laitiers. Les desserts et autres barres chocolatées sont à la traîne, avec moins de 7%.

Le Nutri-Score permet d’évaluer d’un coup d’œil, à l’aide d’une échelle de couleurs et de lettres allant de A à E, les qualités nutritionnelles d’un aliment, et d’identifier, au sein d’une même catégorie, le moins gras, le moins sucré et le moins salé. Alors que plusieurs industriels avaient mis tout leur poids pour empêcher qu’il soit obligatoire, le logo compte aujourd’hui de nouveaux adeptes. C’est ainsi que Nestlé, première entreprise agroalimentaire au monde, a créé la surprise en s’y ralliant fin juin. Désormais, plus de 200 industriels de l’agroalimentaire et de la grande distribution se sont engagés dans la démarche Nutri-Score.

L’enjeu est désormais de le faire adopter en Europe. Début mai 2019, une initiative citoyenne européenne a été lancée par des associations de consommateurs pour que la Commission de Bruxelles fasse du logo la référence en Europe. Si la Belgique et la Suisse ont franchi le pas, l’Espagne est prête à basculer pour mieux tracer les qualités de ses huiles d’olive. Et les discussions progressent dans ce domaine au Pays-Bas, en Allemagne et au Portugal. L’Italie résiste, sous la pression de Ferrero (Nutella) et des producteurs de jambon de Parme… Sans compter le lobbying des géants de l’agroalimentaires, comme Kellogg’s, Coca-Cola, Unilever ou PepsiCo, qui s’oppose farouchement à cette traçabilité.

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404 communes du Nord-Ouest mobilisées pour protéger leurs ressources en eau


30 août 2019

Huit acteurs (des collectivités, structures de gestion de l’approvisionnement en eau et l’agence de l’Eau Seine-Normandie) se sont liés pour six ans afin de mettre en œuvre des actions pour l’eau potable, bénéfiques à 404 communes de l’Aisne et de la Marne. Le montant prévisionnel du contrat est de 63 M€ de travaux. Ils répondent à 3 objectifs : protéger les zones de captages d’eau potable, sécuriser la ressource et lutter contre les fuites dans les réseaux d’eau potable.

26,5 M€ de travaux sont ainsi prévus pour combattre les fuites et indisponibilités des réseaux de distribution, très disparates selon les communes, alors que les menaces de sécheresses s’aggravent.

Quant à la protection de la qualité des eaux souterraines, 32,6 M€ de travaux s’efforceront d’améliorer les normes de potabilisation. Espérons que cet investissement de “réparation” s’accompagne d’une solide politique de prévention des pollutions, comme les acteurs de ce contrat s’y sont engagés. En accompagnant notamment les agriculteurs pour réduire leurs épandages de produits chimiques. Et ainsi  mieux prévenir les pollutions et protéger les zones de captages. “Le défi est de taille, précisent les signataire dans un communiqué : les efforts d’accompagnement et d’animation du contrat se concentrent sur les 126 captages du territoire dont 43 sont identifiés prioritaires et doivent faire l’objet de plans d’actions actés en 2024.” À noter qu’aujourd’hui 8 captages ne disposent d’aucune procédure de protection. Les signataires veulent d'atteindre 100% des plans d'actions actés pour tous les captages en 2024. Il est à regretter qu’aucune structure agricole ne se soit engagée dans un tel plan… 

Et cela d’autant plus que, dans le cadre de son programme « Eau & climat », l’agence de l’eau Seine-Normandie a réaffirmé être prête à financer des mesures de développement de l’agriculture biologique, d’enherbement ou de reboisement des aires d’alimentation de captage, un soutien aux techniques alternatives au désherbage chimique ou des actions de maîtrise foncières visant à soutenir une agriculture durable. L’agence soutiendra également les actions liées aux activités domestiques et industrielles ainsi que la structuration de filières pour les cultures économes en intrants chimiques. 

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