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Climat : l’électrochoc salutaire !


« Pénurie d’eau, exode, malnutrition, extinction d’espèces... La vie sur Terre telle que nous la connaissons sera inéluctablement transformée par le dérèglement climatique quand les enfants nés en 2021 auront 30 ans, voire plus tôt. »

Il est 3h02, ce mercredi 23 juin, quand tombe cette « alerte » sur le fil de l’Agence France-Presse. Il s’agit en fait d’une synthèse, qui a fuité, du rapport en cours de rédaction du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec). « La vie sur Terre, poursuit ce document, peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes. L’humanité ne le peut pas. » 


Alerte planétaire 

En 24 heures, la dépêche d’agence, traduite dans toutes les langues, fait le tour du globe. Et l’effet d’une bombe ! Partout, c’est la même stupeur : sommes-nous vraiment au bord du gouffre, à l’aube d’un cataclysme pour notre civilisation… ?! Comme une réponse funeste, un « dôme de chaleur » étouffe depuis plusieurs jours tout le nord-ouest de l’Amérique du Nord. Et les records de chaleur s’enchaînent au Canada, où le thermomètre flirte avec les 50°C  (49,6 °C, par exemple, enregistrés le 29 juin dans le petit village de Lytton, dans la province canadienne de Colombie-Britannique... qui vient de disparaître presque entièrement dans un incendie !).

Rien de neuf, penseront certains, alors que les alertes se multiplient depuis trente ans. D’ailleurs, ce énième rapport d’experts souligne deux pronostics clés déjà largement partagés : d’une part, l’objectif de 2015 (celui de l’Accord de Paris ou COP21) de contenir la température moyenne du globe « à un niveau bien inférieur de + 2°C par rapport aux niveaux préindustriels » ne sera (très probablement) pas tenu. Les scientifiques montrent en effet que, depuis le milieu du XIXe siècle, les températures moyennes ont augmenté de 1,1°C. Et, selon l’Organisation météorologique mondiale, la probabilité que ce seuil de +1,5°C soit dépassé dès 2025 est de 40 %. Deuxième rappel, une hausse de 2°C de la température mondiale aura des conséquences dramatiques à court et surtout à moyen terme.  


Tiré de la revue 90° du mouvement Colibris, ce schéma montre les impacts sur les températures des différents scénarios de croissance mondiale des émissions de gaz à effet de serre (exprimées sur l’axe vertical en milliards de tonnes équivalent CO2)


Plus qu’un effondrement soudain et brutal de notre civilisation, c’est un processus catastrophique qui est à l’œuvre. Or, ce processus est chaotique, instable, mû par des crises qui s’emboîtent, se conjuguent et se potentialisent.

Un processus catastrophique

Plus qu’un effondrement soudain et brutal de notre civilisation, c’est un processus catastrophique qui est à l’œuvre. Or, ce processus est chaotique, instable, mû par des crises qui s’emboîtent, se conjuguent et se potentialisent. En trente ans, tous les voyants sont passés au rouge, les uns après les autres. Ce processus provoque en chaîne une série de basculements dans les écosystèmes naturels et anthropiques, économiques et sociaux.

Toutefois, des incertitudes demeurent. Car des actions contradictoires, que l’on appelle des rétroactions, impactent les rythmes et l’ampleur des catastrophes. En effet, malgré l’intensité et la répétition des crises, quelles sont les capacités de résilience des sociétés libérales, des coalitions d’États et des marchés financiers ? La pandémie du Covid-19, que nous subissons au niveau mondial depuis plus d’un an, n’a pas (encore ?) provoqué le grand krach économico-financier annoncé... De même, quels impacts peuvent avoir sur le système, et à quelles échéances, les mobilisations citoyennes, les transitions individuelles des consommateurs et les politiques publiques en faveur de la transition énergétique et écologique ? Les politiques de conservation peuvent-elles encore assurer l’avenir de nombreuses espèces sauvages, en particulier de celles qui jouent un rôle clé dans les dynamiques des écosystèmes ? Quelles sont, enfin, les capacités d’absorption, et à quels rythmes, de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) par les océans, les forêts, les sols couverts? On pourrait pointer bien d’autres rétroactions. En vérité, les scénarios de ces processus catastrophiques diffèrent d’un compartiment du système global à l’autre, d’une expertise à l’autre. 

C’est tout cela que nous décrivons dans le premier numéro de notre nouvelle revue 90°, pour penser et raconter le changement de cap de notre société. Un numéro consacré précisément à « Faire face ensemble à l’effondrement », qui sortira fin août en librairie, mais chacun peut déjà l'acheter ou librement le feuilleter sur notre Boutique.

Ce qui risque de nous attendre, selon le Giec :

  • ALIMENTATION : « La production des principales cultures a déjà baissé de 4 à 10 % ces dix dernières années » [en grande partie à cause du dérèglement climatique]. Et ce document évoque jusqu’à « 80 millions de personnes de plus menacées par la faim » et « Près de 2,5 milliards de personnes supplémentaires seront affectées d'ici 2050 par des risques climatiques ». 
  • PAUVRETÉ : Même en limitant la hausse à 2 °C, « 130 millions pourraient tomber dans la pauvreté extrême d’ici à dix ans ». « Les coûts d’adaptation pour l’Afrique devraient augmenter de dizaines de milliards de dollars par an au-delà de 2 °C », prédit encore ce (pré-)rapport. Encore faut-il trouver cet argent… Le texte souligne d’autre part le danger des effets en cascade. Certaines régions (est du Brésil, Asie du Sud-Est, Chine centrale) pourraient être frappées par trois ou quatre catastrophes météorologiques simultanées, voire plus : canicule, sécheresse, cyclone, incendie, inondation, maladies transportées par les moustiques… 
  • INONDATIONS CÔTIÈRES : « Même avec des mesures d'adaptation (digues, drainage...), les coûts liés aux inondations pourraient d'ici 2050 être multipliés par dix, à 60 milliards de dollars par an, dans les 136 plus grandes villes côtières. »
  • BIODIVERSITÉ : « Même à 1,5 °C, les conditions de vie vont changer au-delà de la capacité de certains organismes à s’adapter. » Et ce texte pointe les animaux de l’Arctique ou ceux des récifs coralliens dont dépendent, via la pêche et le tourisme, un demi-milliard de personnes.
  • SANTÉ : « Si la température augmente de +1,5°C à +2°C [plusieurs scénarios du Giec les dépassent…], précise ce document, 1,7 milliard de personnes supplémentaires seront également exposées à de fortes chaleurs, 420 millions à des chaleurs extrêmes et 65 millions à des canicules exceptionnelles tous les cinq ans. »


Après une réanalyse méticuleuse de nombreuses données récentes, ce document abaisse le seuil au-delà duquel le réchauffement peut être considéré comme acceptable. Et ça, ce n’est pas une bonne nouvelle !

Un tournant ?

Au-delà des piqûres de rappel contenues dans ce rapport d'experts, fort est à parier que celui-ci, officiellement diffusé en février 2022, fera date. Pour deux raisons. D’abord, à cause de son ton, inhabituellement alarmiste pour cette institution scientifique planétaire. Comme s’en félicite Greta Thunberg, la réalité est enfin décrite avec force. « Jamais un rapport du Giec n’est aussi cash, réagit à son tour Anne Bringault, coordinatrice des opérations au Réseau action climat. C’est le type de message direct que les scientifiques ont du mal à dire. Mais les éléments sont dans la continuité de ce qui était déjà annoncé ». 

Autre nouveauté, sur le fond celle-là : par rapport aux conclusions du rapport précédent de 2014, et après une réanalyse méticuleuse de nombreuses données récentes, ce document abaisse le seuil au-delà duquel le réchauffement peut être considéré comme acceptable. Et ça, ce n’est pas une bonne nouvelle ! Désormais, le Giec estime, en effet, qu’une hausse moyenne des températures globales de + 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle pourrait entraîner, « progressivement, des conséquences graves, pendant des siècles, et parfois irréversibles ». Autant dire que le tour de vis aux modèles actuels de croissance, proposé à Paris lors de la COP21, est à renforcer sérieusement… Car pour modifier cette trajectoire climatique catastrophique, il faut adopter sans attendre des mesures immédiates et drastiques. Et surtout conçues et mises en œuvre par tous les citoyens, en coopération. « Le monde fait face à des défis entremêlés complexes », commente ainsi dans Le Monde Nicholas Stern, spécialiste de l’économie du climat, non impliqué dans ce rapport. « À moins de les affronter en même temps, nous n’allons en relever aucun », craint-il. 

« Une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernements (...) Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation. »

Giec, mode d’emploi

Créé en 1988, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (ou International Panel for Climate Change - IPCC) a pour mission d’examiner et d’évaluer les données scientifiques, techniques et socio-économiques les plus récentes publiées dans le monde et utiles à la compréhension des changements climatiques. Il doit aussi éclairer les décisions politiques. Cet organisme est ouvert à tous les pays membres de l'ONU et regroupe aujourd'hui 195 Etats. 

Pour chacun de ses rapports, des centaines d’experts du climat, mais aussi des océans, des sols, des forêts, de la santé, de l’économie, des villes, etc., provenant des principales régions du monde, travaillent par sujets plusieurs années. Le processus est aussi complexe que lourd et rigoureux. Il requiert un consensus des collèges d’experts, afin que chaque publication du Giec fasse autorité. 

Ainsi, pour établir ce 6ème rapport du Giec, qui mobilise 260 auteurs et 1 168 relecteurs et devrait faire quelque 4 000 pages, le travail a commencé en 2018. Il sera rendu public fin février 2022. Soit trois mois après la COP26, qui doit se tenir à Glasgow, en Écosse… Autant dire que cette fuite dans les médias peut constituer un électrochoc salutaire.

Réinventer un modèle de croissance humaine

Dans ce document publié par l’AFP, les scientifiques appellent, pour la première fois, à « une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernements (...) Nous devons, plaide encore ce pré-rapport, redéfinir notre mode de vie et de consommation. » Nous applaudissons cette conclusion des deux mains et des deux pieds, nous qui, avec d’autres réseaux, œuvrons pour un modèle de croissance humaine plus sobre, plus équitable et qui s’appuie sur la nature. Face à ces problèmes systémiques, aucun remède miracle unique. En revanche, une seule action peut avoir des effets positifs en cascade. Par exemple, la conservation et la restauration des mangroves et des forêts sous-marines de kelp, qualifiées de puits de « carbone bleu », accroissent le stockage du carbone, mais protègent aussi les populations du littoral contre les submersions, tout en fournissant un habitat à de nombreuses espèces et de la nourriture aux sociétés côtières. 

Nous sommes convaincus que ce combat ne se gagnera pas sur un seul front – climatique ou autre. Il n’a de chance d’aboutir qu’en démontant l’ensemble de l’architecture du modèle de développement de la civilisation thermo-industrielle à son origine. En d’autres termes, on ne gagnera pas sur le front du climat sans s’attaquer en même temps au système financier qui abreuve les productions à base d’énergies fossiles. Tout comme nous n’éradiquerons pas la famine ni les virus meurtriers, qui frappent les agricultures, les populations humaines ou animales, sans développer l’agroécologie, sans réparer les dégâts des écosystèmes, sans préserver la biodiversité. Pas plus que nous ne dépolluerons l’air de nos villes, des sols, des cours d’eau ou des océans sans revoir notre propre modèle de consommation, notre urbanisme et le système dévastateur des métropoles. Etc. Les changements à mettre en œuvre sont bien systémiques. 

« Nous sommes convaincus que ce combat ne se gagnera pas sur un seul front – climatique ou autre. Il n’a de chance d’aboutir qu’en démontant l’ensemble de l’architecture du modèle de développement de la civilisation thermo-industrielle à son origine.  
Les changements à mettre en œuvre sont bien systémiques. »

Une fuite bienvenue

Le silence embarrassé des gouvernements face à la fuite médiatique de ce document fait écho au malaise de certains scientifiques du Giec, qui craignent d’être instrumentalisés par cette divulgation avant terme. Ainsi, plusieurs d’entre eux refusait « de commenter un travail en cours, le brouillon de résumé technique », comme Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe de travail sur les sciences du climat du Giec. François Gemenne, l’un des coauteurs du rapport, enfonce le clou dans Reporterre : « Il s’agit d’une version provisoire datant de novembre 2020. La version actuelle est très différente. (…) Le brouillon diffusé à la presse ne prend pas en compte une étape essentielle du processus de production des rapports du Giec : l’intégration des commentaires rédigés par la communauté scientifique. Or, sur ce rapport, il y en a eu près de 40 000, ajoute-t-il. Si on divulgue des résultats avant l’issue de ce processus, on porte atteinte à la crédibilité des travaux du Giec dans son ensemble. »

Peut-être. Et il faut rester prudent quant aux formulations arrêtées in fine par ce panel mondial d’experts sur le climat. Mais les faits sont têtus, et la réalité du drame climatique, elle, ne souffre d’aucun doute. La liberté de ton qu’offre cette version intermédiaire et sans filtres – avant son polissage durant la phase de convergence scientifique puis celle de l’approbation par consensus des 195 États membres du « résumé pour les décideurs » d’une trentaine de pages – a l’immense vertu de constituer un électrochoc pour l’opinion publique de la planète. De quoi pousser les pouvoirs politiques et économiques à réagir enfin à la mesure des défis climatiques ? Et de contrecarrer le lobbying des puissances financières qui arment notre civilisation thermo-industrielle ?

On peut l’espérer alors que se succèderont, ces prochains mois, des rendez-vous cruciaux pour l’avenir de l’humanité : le Congrès mondial de la nature de l’Union internationale pour la conservation de la nature à Marseille et le sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires à New York en septembre, la COP15 sur la biodiversité à Kunming (Chine) en octobre, et surtout la COP26 sur le climat à Glasgow (Écosse) en novembre.

À nous tous de nous emparer de cette nouvelle alarme scientifique. Et de l’utiliser comme un outil pour débattre et agir, à son échelle et collectivement, au sein de nos territoires de vie. Car le temps est compté pour maintenir une planète accueillante pour les générations actuelles et à venir de toutes les espèces vivantes. Et si le temps nous manque, comme le souligne Luc Semal, chercheur en science politique au Muséum national d’histoire naturelle, dans l’entretien qu’il nous a accordé dans le premier numéro de la revue 90°, beaucoup de personnes se mobilisent « à l’ombre des catastrophes ». Et elles inventent mille possibles, qui transforment déjà notre société radicalement. Malgré ou à cause de leurs inquiétudes et émotions. Ç’aurait été oublier que dans émotion il y avait motion : « mettre en mouvement »... 

La liberté de ton qu’offre cette version intermédiaire et sans filtres a l’immense vertu de constituer un électrochoc pour l’opinion publique de la planète. De quoi pousser les pouvoirs politiques et économiques à réagir enfin à la mesure des défis climatiques ?

La France : toujours pas à la hauteur des défis climatiques

« Insuffisante » ! Voici, en un mot, l’analyse du Haut Conseil pour le climat (HCC), une instance consultative indépendante chargée d’évaluer la compatibilité de la politique du gouvernement avec l’Accord de Paris de 2015. Son troisième rapport annuel, publié ce 30 juin, souligne que nos politiques publiques ne conduisent toujours pas le pays sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030 (par rapport à 1990) et de neutralité carbone pour 2050.
Le rythme de baisse des émissions s’est légèrement accentué en 2019 (− 1,9 % sur un an), soit davantage que l’objectif fixé pour cette année-là. En 2020, les émissions auraient chuté de 9 %, selon des estimations préliminaires. Cette diminution inédite est essentiellement due à la pandémie de Covid-19, qui a réduit l’activité économique, ainsi qu’à un hiver classé par Météo France comme le plus chaud depuis 1900. Toutefois, la France doit encore accélérer en raison du « retard accumulé ». Le rythme annuel de réduction des émissions devra pratiquement doubler, pour atteindre au moins 3 % dès 2021 et 3,3 % en moyenne sur la période 2024-2028, prévient le HCC.

Plus de cohérence pour gagner en efficacité
On peut regretter, souligne le rapport, un sérieux manque de cohésion, de « lisibilité » et de clarification entre les différentes actions engagées sur le territoire. Ainsi, le HCC réclame au gouvernement un véritable plan de bataille avec des « objectifs quantifiés et de délais précis, en identifiant les secteurs prioritaires avec l’ensemble des parties prenantes et des territoires. »
Une concertation avec les collectivités locales s’avère indispensable car les différents Schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet), qui intègrent désormais des volets d’actions sur le climat, manquent de cohérence et d’outils d’évaluation d’impacts. Idem pour le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) de 2011, qui rassemble « une soixantaine d’actions disparates […] gagneraient à définir une trajectoire plus ambitieuse », ajoute le HCC.
Enfin, plusieurs secteurs demandent des stratégies mieux coordonnées et surtout plus ambitieuses. Qu’il s’agisse du stockage du carbone par nos prairies ou nos forêts, insuffisant, alors que nos surfaces boisées sont remarquables, ou du secteur des transports, premier secteur émetteur du pays (31 % des rejets carbonés). Celui-ci voit ses émissions stagner de « manière préoccupante » en 2019, et même augmenter depuis 1990. En cause : la croissance de la demande et une absence de report modal vers le train ou les transports collectifs.

Fait exceptionnel : à la suite d'une plainte déposée par la ville de Grande-Synthe en 2019, le Conseil d'Etat vient d'ordonner à l'Etat ce 1er juillet de prendre dans les neuf mois « toutes les mesures utiles » pour atteindre l'objectif de baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Cette décision  rejoint d'autres en Europe, où les justices néerlandaise et allemande ont, elles aussi, récemment ordonné un relèvement des ambitions climatiques de leur Etat respectif. Malgré l'absence de précisions sur les mesures supplémentaires à prendre ou sur ce que le Conseil d'État entend par “mesures utiles”, cette ordonnance pourrait obliger le gouvernement à « muscler la loi Climat » récemment votée au Parlement, comme cela a eu lieu en Allemagne en mai dernier...

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Commentaires

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bonjour, malheureusement pas surprise de cette "fuite du rapport", car à l'écoute de Pablo Servigne,notamment, les scénarios futurs ne font pas frémir de plaisir ! si au moins cet électrochoc pouvait soulever l'ensemble des populations vers des actions immédiates, si seulement les gens de pouvoir et d'argent pouvaient redevenir humains et lâcher leurs avoirs pour sauver nos Êtres... je fais circuler autour de moi. Je vous remercie pour tout le travail que vous fournissez, sans relâche. Lise

Bonjour ami.es Colibri,

Concernant l'article sur votre site, vous citez :
>
> "La vie sur Terre, poursuit ce document, peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes. L’humanité ne le peut pas"

Ok, très bien en effet, je suis d'accord, mais alors je vais vous posez une question franche :

A quoi bon sauver l'humanité ?

Lorsqu'on écoute S. Bolher qui nous parle du striatum, on comprend que nous sommes par nature à la recherche de toujours plus même avec cette conscience d'un "monde fini". Alors à quoi bon sauver l'humanité ? L'homme continue de faire son chemin, et si cette espèce était simplement vouée à disparaitre comme d'autre millier d'espèces ? A quoi bon la sauver ?