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Vaccins : oui mais… sans aluminium !

 

Créée en 2001, l’association E3M (Entraide aux Malades de la Myofasciite à Macrophages) ne s’oppose pas au principe même de la vaccination, mais se mobilise pour la remise sur le marché de vaccins sans aluminium. Car c’est sa présence comme adjuvant qui serait à l’origine de la maladie. Membre active d’E3M, Camille Lambert revient en détail sur cette épineuse question, forte d’années d’engagement sur le terrain auprès des malades et d’années d’expertise, dans les laboratoires, à l’écoute des chercheurs.

L'aluminium utilisé dans les vaccins est un produit neurotoxique

L’aluminium est omniprésent dans l'eau, l'alimentation, les produits de beauté, les déodorants... Et, depuis 1926, dans la majorité des vaccins en tant qu'adjuvant. Destiné à les rendre plus efficaces, il se révèle être pourtant neurotoxique. 

L’aluminium est censé être éliminé de l’organisme dans les deux à trois semaines suivant l’injection. Or, les récentes découvertes des Pr Gherardi et Authier (INSERM) contredisent cette croyance : l’aluminium perdure de nombreux mois au site d’injection vaccinale. Simultanément, il migre dans l’organisme et accède à des organes distants tels que la rate, le foie (organes du système lymphatique) et le cerveau, où il s’accumule pour partie.

La France n'est pas le seul pays où l'on examine cette question fondamentale de santé publique. Les résultats de l’équipe INSERM sont validés et repris par le Pr Shoenfeld, référence mondiale dans le domaine de l’auto-immunité. Et des cas ponctuels ont été rapportés dans beaucoup de pays. Des chercheurs portugais s’impliquent actuellement et suivent une cohorte de personnes atteintes de myofasciite à macrophages, maladie provoquée par l’aluminium vaccinal. De nouveaux cas sont découverts en ce moment aux États-Unis. Par ailleurs, le Pr Exley travaille en Angleterre sur la toxicité de l’aluminium en général, et son rôle dans la survenue de plusieurs pathologies telles que la maladie d’Alzheimer, celle de Parkinson, ou encore le syndrome de fatigue chronique.

La myofasciite à macrophages, une conséquence de la toxicité de l’aluminium vaccinal

La myofasciite à macrophages est une maladie neurologique, induite par ces sels d’aluminium vaccinaux. Les principaux symptômes sont ceux d’un syndrome de fatigue chronique / encéphalomyélite myalgique :

- Un épuisement chronique ;
- Des douleurs musculaires et articulaires chroniques souvent aggravées par l’effort ;
- Des difficultés neurocognitives (atteinte de la mémoire visuelle, troubles de l’attention, de la concentration). 

80% des malades sont en invalidité totale. Une prédisposition génétique est suspectée, elle est en cours d’identification. Aujourd'hui, les chiffres officiels évoquent 1000 cas diagnostiqués mais il est encore impossible de déterminer combien de personnes sont atteintes de myofasciite à macrophages en France. Et ce pour plusieurs raisons : apparition des effets indésirables plusieurs mois voire années après la vaccination, manque de formation des médecins, difficulté de la reconnaissance de la maladie par les instances sanitaires, défaillance du système de déclaration des effets indésirables (pharmacovigilance). 

La justice a tranché : le Conseil d’État a reconnu le lien entre myofasciite à macrophages et aluminium vaccinal à huit reprises depuis fin 2012. Une solide jurisprudence.

Une nouvelle étude, menée par l’unité INSERM des Pr Gherardi et Authier et publiée en 2016, confirme les alertes pesant sur cet adjuvant aluminique. Son financement par l’Agence du médicament (ANSM) a été rendu possible par la forte mobilisation d’E3M devant le Ministère de la Santé en 2012 et 2013. Deux des experts externes sollicités par l’ANSM pour évaluer le résultat des recherches expriment tout l’intérêt des découvertes :

- « Les résultats du programme génétique et expérimental apportent des éléments contributifs et nouveaux, dont l’ANSM doit tenir compte désormais. »

- « L’étude expérimentale chez la souris […] permet de progresser considérablement dans la compréhension du mode d’action des adjuvants aluminiques et des mécanismes de leurs éventuels effets secondaires », « ce projet a l’immense mérite de permettre de poser un cadre conceptuel aux effets secondaires retardés et à distance des adjuvants aluminiques. » 

Quelles sont les alternatives aux adjuvants à base d’aluminium ?

Il convient de toute évidence de retirer l’aluminium de nos vaccins. Une nécessité réaliste, puisque  des alternatives existent ! Le phosphate de calcium, composant naturel de l’organisme, a été utilisé par l’Institut Pasteur de 1974 à 1986 à la satisfaction générale. Il est efficace, sûr et peut être remis rapidement sur le marché, comme cela a été démontré par l’Expert Review Vaccine en 2017. Il est par ailleurs possible d’effectuer les injections de rappel sans adjuvant, selon l’Agence de sécurité sanitaire nord-américaine. Sanofi a ainsi développé, pour les vaccinations de rappel contre le tétanos, un vaccin sans adjuvant. Pourquoi ces alternatives ne sont-elles pas mises en œuvre ?

Pour les autorités sanitaires, « il n’y a pas de problème avec l’aluminium ». Donc pourquoi changer quoi que ce soit ? Mais sans doute d'autres enjeux se cachent-ils derrière cette position officielle : la peur d'ouvrir la boîte de Pandore... La reconnaissance de la toxicité de l'aluminium dans les vaccins pourrait en effet induire une remise en cause de son utilisation dans d'autres domaines (cosmétique, traitement de l'eau, alimentaire...), avec comme corollaire de nombreux questionnements sur le lien entre cette utilisation et de nombreuses maladies pour lesquelles une origine aluminique est actuellement suspectée (certains cancers du sein, maladie d'Alzheimer, etc.).

Les autorités sanitaires devraient enfin prendre d’urgence les décisions permettant de protéger la population et d’éviter ainsi de nouvelles victimes. Malheureusement, elles font preuve pour l’instant d’une inacceptable passivité. C’est donc à nous, citoyens, de continuer à nous mobiliser fortement. 

Les actions doivent se poursuivre pour le retour de vaccins sans aluminium

Créée en 2001 pour accompagner les malades de myofasciite à macrophages (sur les plans social, juridique, administratif), l’association E3M a rapidement dû intervenir sur un mode plus revendicatif face aux carences du système sanitaire dans son ensemble (pharmacovigilance, prise en charge sanitaire, indemnisation du préjudice, protection des populations futures...).

En 2015, E3M a lancé la campagne « Pour des vaccins sans aluminium » afin d’informer le grand public, les médias et les politiques. Depuis, elle mène des actions de sensibilisation sur internet (pétitions, vidéos, articles, tribunes, réseaux sociaux, etc.), de plaidoyer auprès des autorités sanitaires et des parlementaires, des actions juridiques (accompagnement des malades dans leurs démarches d’indemnisation, dépôt de plaintes au pénal lorsque des escroqueries sont mises à jour, comme cela a été le cas pour la disparition du DTPolio, un vaccin obligatoire sans adjuvant, en 2008) et des actions auprès du corps médical. Enfin, E3M poursuit son implication originelle en faveur du financement de la recherche, afin que celle-ci fasse toute la lumière sur les conséquences de l’utilisation d’aluminium dans les vaccins. 

Les Français sont de plus en plus nombreux (41%, d'après une étude réalisée dans 67 pays, citée dans cet article du Monde) à estimer que les vaccins ne sont pas sûrs. Un tiers des médecins pense qu’il existe un risque avec les adjuvants. 20% des médecins ne font pas confiance au Ministère de la Santé ; et sur les 80% qui lui font confiance, la moitié estime que les autorités de santé sont influencées par l’industrie.

Ces chiffres sont dangereux pour notre démocratie, il est urgent que les autorités sanitaires appliquent le principe de précaution et prennent à bras le corps cet enjeu majeur de santé publique.

L’association E3M 

L'association d’Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages (E3M) regroupe des personnes atteintes de myofasciite à macrophages. Cette maladie aux symptômes peu spécifiques est apparemment induite par l’aluminium utilisé comme adjuvant vaccinal. Cette maladie n’a pour l’instant pas de reconnaissance officielle.

Les objectifs d'E3M : entraide et solidarité entre les malades, soutien à la recherche et action militante pour que l’aluminium soit retiré des vaccins. E3M reste favorable à une vaccination responsable.

Pour en savoir plus sur E3M et ses actions : www.vaccinssansaluminium.org

POUR ALLER PLUS LOIN 

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Sur le site de l'E3M

Commentaires

Merci! Je ne supporte pas les gens qui disent l'alu est indispensable pour qu'un vaccin soit efficace! Purée mais alors pendant 40ans on nous a injecté le DTPolio inefficace alors? Il n'y avait pad d'aluminium dedans jusqu'en 2008 ! Et ce vaccin Merieux a été supprimé pour de fausses raisons (études falsifiées) par Sanofi! C'est scandaleux!
Je ne comprends pas pourquoi, vu que le public le réclame les labos ne fabriquent pas des vaccins sans alu (comme ils le font pour les déo sans alu qui deviennent la norme) vu qu'ils se vendraient mieux, ils feraient encore plus de bénéfices. .. Enfin c'est vrai que vu que le gouvernement rend tous les vaccins obligatoires, ils n'ont rien à craindre... pfff!

Merci d'abonder dans ce sens, vous résumez ma pensée sur les vaccins et cela fait du bien à lire.
En espérant que cette option pourra être retenue par nos gouvernant...
Belle continuation !

J'ai une question très naïve à poser. Vu que les laboratoires s'entêtent à inclure de l'aluminium dans les vaccins, qu'est-ce qui empêche de créer un laboratoire qui ferait des vaccins sans aluminium selon l'ancienne formule ? Le manque de financement ? Vu l'inquiétude grandissante, je crois qu'on serait tous prêts à mettre la main à la poche. Qu'est-ce qui pourrait bloquer ? Les anciens vaccins sont entrés dans le domaine public, non ?

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