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La Servantie, un "échohameau sans frontière"


Au lieu-dit La Servantie, proche du petit village périgourdain de Beauregard-et-Bassac, existe depuis 2011 un écohameau d'une quinzaine de maisons réparties sur un peu plus de 4ha. Constructions bioclimatiques, ateliers et potager communs, liens étroits avec les paysans du coin, accueil régulier de personnes extérieures... la joie et la bonne humeur accompagnent la construction quotidienne de l'autonomie pour ce collectif de trente personnes !



Philippe, Claudette, Coline, Bernard et Catherine, Valou, Anaya et Xavier... Un collectif d'une trentaine de personnes habite aujourd'hui cet éco-hameau situé en Dordogne, au lieu-dit La Servantie. Afin de faciliter la transmission du patrimoine, chacun est propriétaire de sa parcelle et l'association « Echo-hameau de la Servantie » est propriétaire des espaces communs. 


Andreas Schindler initie le projet dans les années 90, quand les terres où il cultive des céréales en bio deviennent constructibles. Après le désistement d'un premier collectif, quatre nouveaux foyers venus de Rhône-Alpes relancent le projet en 2011.  « On écrit "écho-hameau" et non "éco-hameau" car il y a aussi l’idée de faire passer un message, celui de développer ce genre d’initiatives », raconte Andréas Schindler, le fondateur du projet.


L'écohameau est construit sur une zone de 4,4ha. Les habitants bénéficient en outre du droit de jouissance de 6ha de bois et de l'étang en contrebas. L'eau pluviale est récupérée grâce à deux réservoirs de 50m3, et utilisée pour le jardin et les usages domestiques. Un système de phytoépuration permet de traiter les eaux domestiques. "L’eau de javel et autres produits chimiques sont donc entièrement proscrits !" précise Philippe.


Sur les 17 lots de la parcelle, 10 maisons sont déjà habitées et 5 sont encore en construction. Il existe deux tranches de prix d'achat du terrain : 15€ le m2 pour la première tranche et 20€ le m2 pour la seconde tranche. 


Chaque propriétaire finance la construction de sa maison, selon les principes bioclimatiques et avec divers matériaux locaux. On ne trouve dans ces bâtiments, souvent partiellement auto-construits, ni laine de verre, ni parpaings.


Ce dont les habitants sont fiers aujourd'hui : avoir surmonté des conflits interpersonnels à force de médiation et d'implication de tout le collectif. "La dimension de l'accueil nous est aussi très chère, ajoute Catherine. Ce lieu a été déjà accueilli une famille géorgienne en difficulté, une personne en convalescence, une autre en situation de handicap... nous avons réussi à ouvrir nos portes comme nous le souhaitions initialement."


En attendant la construction d'une maison commune, un bâtiment réunit les espaces communs : un atelier pour le stockage des outils, une salle servant de buanderie, d'atelier de vannerie et de salle de réunion. Une réunion hebdomadaire permet en effet aux habitants de gérer ensemble toutes les affaires communes. Mais la prise de décision reste encore bien souvent difficile pour les gros sujets. Et ce malgré un accompagnement extérieur régulier.


En contrebas, un potager géré par tout le collectif permet aux habitants de produire une bonne partie de leurs légumes et de passer du temps ensemble au jardin.


Pour le reste, le collectif achète des provisions aux jeunes agriculteurs voisins. Un paysan-boulanger s'est installé dans un fournil juste en face de l'écho-hameau. "Il y a aujourd'hui tellement d'habitants du village et de la région impliqués dans l'écho-hameau qu'il est difficile d'en tracer les limites... notre écho-hameau est sans frontière !" conclue Philippe.


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Commentaires

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Bonjour, j'essaie depuis des années de vivre en communauté, tout en restant autonome dans le participatif.
Ai suivi l'évolution d' écovillages qui, au départ promettait beaucoup mais dans la progression du projet et le nombre de participants, les désaccords annulaient la réalisation de l'écovillage.
Mais les esprits se sont ouverts et le changement est une réussite dans/pour ce qui se nomme maintenant l' écolieu.
Ma question ci-dessus est importante pour la suite de mes recherches, merci de me renseigner sur ce point.
très cordialement,
Colettte brillant.

Bonjour Colette, Je ne comprends pas bien votre question. N'hésitez pas à 'écrire à contact@cooperative-oasis.org !

Bonsoir
J aimerai savoir si vous avez encore la capacité d accueillir de nouvelles personnes ?
Je serai intéressée de vous rencontrer, visiter votre lieu et pourquoi pas l intégrer plus tard si cela est possible

Bonjour, Je vous invite à contacter le lieu directement : https://www.basededonnees-habitatparticipatif-oasis.fr/?EchoHameauDeLaServantie#menu4 Cordialement, Gregory / Colibris

bjr
moi je cherche juste un habitat naturel à la campagne (terre paille ou bois)dans le 24 ou proche-les ecolieux sont trop exigeants financierement "(droit d'entree" inacceptable pour moi) et je tiens a mon independance;

Bonsoir
Le projet de vivre en eco lieu mm habite depuis 3 ans. Jai passe un certain temps à la ferme légère dans le 64. Malheureusement j'ai du retourner vivre en région parisienne. Bref, min frère est vitrail liste à Montagnac la chemise et je souhaiterais m'installer proche de chez lui. Pensez vous qu'il serait possible de vous rencontrer en fin de semaine prochaine ? Cordialement. Claire

Bonjour, Je suis artiste peintre en art écologique. Je voudrais m'installer dans le Périgord, ou région proche, mais je galère car bien que j'ai toujours très bien payé mes loyers, les agences immobilières sont de vrais cauchemars. L'un d'entre vous aurait-il connaissance d'une grande maison (minimum 3 chambres) avec une grange ou un grand garage pour faire une atelier. Je suis peintre, mon fils ainé est sculpteur et son frère monteur vidéo.
Toute aide est la bienvenue. ambre.kalene@hotmail.com