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Manger plus végétarien


Manger plus végétarien ne pourrait-ce pas être un beau cadeau à nous faire, à offrir à notre entourage et à la planète ?
Pour retrouver notre équilibre personnel physique et psychologique, une alimentation adaptée à notre métabolisme, à nos souhaits d'harmonie individuelle, familiale et sociale, la diminution de notre consommation de viande au profit de produits sains et biologiques, est une ouverture vers une vie saine et partageuse.


Manger plus végétarien pour manger totalement bio toute l'année !

Le coût, considéré comme supplémentaire dans le budget, des produits biologiques, en comparaison de ceux pratiqués sur les produits de la grande distribution, est totalement compensé en réduisant sa consommation de viande, de poissons et de produits laitiers.
 
En en mangeant seulement une à deux fois par semaine, l'équilibre est rétabli sur le plan financier.
 

Les aliments qui contiennent le plus de protéines sont d'origine végétale

Les chiffres l'attestent :
- le soja (37%)
- certains fromages dont le comté (30%)
- les légumineuses : lentilles (24%), les haricots (21%)
- les noix : pistaches (20%), les noix de cajou (19%)
- la viande : boeuf (17%), morue (18%)

La viande n'est absolument pas le seul aliment à contenir des protéines et seules des situations extrêmes de malnutritions, liées notamment à des famines, aboutissent à des carences.
Manger moins de viande, ou ne pas en manger du tout, ne présentera pas plus de danger de carence que de manger moins, ou ne plus manger du tout, de prunes ou d'épinards. L'équilibre alimentaire ne repose en effet absolument pas sur la présence de protéines animales à un repas, mais sur la combinaison régulière, harmonieuse et variée des aliments.
Les protéines dont nous avons besoin ne sont d'ailleurs pas seulement d'origine animale : les protéines végétales sont d'aussi bonnes qualités, sans les inconvénients des protéines animales.

Pour se maintenir en bonne santé

L'American Dietetic Association et Dietitians of Canada, au sujet de l’alimentation végétarienne, après plus de 250 études servant de référence aujourd’hui, concluent qu'"il a été montré que l’alimentation végétarienne, menée d’une façon appropriée, est bonne pour la santé, adéquate d’un point de vue nutritionnel et bénéfique pour la prévention et le traitement de certaines maladies"*.
 
Une alimentation végétarienne bien équilibrée permet de se maintenir en bonne santé et réduit les risques très répandus dans notre société : maladies cardiovasculaires, cancers et accidents vasculaires cérébraux. L’association américaine de diététique indique que "les végétariens sont moins sujets aux problèmes cardiovasculaires, ont des taux plus bas en cholestérol, ont moins de problèmes d’hypertension, de diabète, et de cancers de la prostate et du colon" et que les végétariens sont moins sujets aux problème d’obésité.
 
Une alimentation végétarienne bien équilibrée fournit tous les nutriments nécessaires, sans les graisses saturées, le cholestérol... que l’on peut retrouver dans la chair des animaux, les œufs ou les produits laitiers.
Des recherches ont montré que les végétariens peuvent réduire de moitié les maladies cardiaques, et de 40% certains cancers. Les personnes consommant de la viande ont 9 fois plus de risques d’avoir des problèmes d’obésité que les végétaliens.

Pour préserver les écosystèmes

L’augmentation de la consommation de viande et de poisson à l’échelle mondiale est en train de provoquer un véritable désastre écologique. Le rythme de croissance de la population mondiale, associé à l’aspiration des pays du Sud au même niveau de vie que celui des pays riches, s’accompagne, en amont, du développement d’élevages industriels, qui perturbent les écosystèmes devenus fragiles.
Il existe pourtant une solution simple et viable pour préserver notre environnement : manger plus végétarien...

Pour la préservation de l'eau

70% des ressources en eau douce sont dévolues à l'agriculture. En moyenne, une alimentation carnée revient à plus de 15 000 litres d'eau douce par jour, alors qu'une alimentation végérarienne nécessite elle 5 000 litres.
De plus, les quantités terrifiantes d'excréments et d'urine rejetées par le bétail polluent les rivières et les nappes phréatiques.
En France, 90% des nappes phréatiques sont polluées par les pesticides employés dans les cultures et les nitrates issus du lisier, auxquels s'ajoutent les antibiotiques, les stéroïdes et les hormones de croissance.
Aux États-Unis, selon le Conseil Américain pour la Protection des Ressources Naturelles, les fermes-usines génèrent plus de 130 fois de pollution que la population elle-même...
L’aquaculture et la pisciculture, secteurs en forte croissance du fait de la surpêche et de l'effondrement des populations sauvages (cabillaud, turbot, flétan...) sont également des activités très polluantes. En France, le saumon consommé provient presque entièrement d’élevages. Or, en 2007, selon le recensement de la salmoniculture française, la plupart des sites de production ne traitent pas leurs rejets. En outre, la densité de population est telle qu’il en résulte une pollution de l’environnement par les émissions de composés azotés et d’ammoniac.

Pour réduire la consommation d'énergie

Le voyage que parcourt la viande pour arriver dans nos assiettes entraîne de considérables dépenses d'énergie et notamment de pétrole, de la culture et du transport de céréales pour nourrir les animaux à l'acheminement du fourrage vers les élevages et au transport du bétail lui-même vers l'abattoir. Arrive en bout de course la chaîne du froid de la distribution à la consommation. Car la viande demande des températures de conservation plus basses que les végétaux, accroissant donc les dépenses énergétiques nécessaires à produire le froid pour la conserver.
En résumé, selon les chiffres publiés par Le Point en 2006, "le kilo de viande de veau équivaut à un trajet automobile de 220 km, l’agneau de lait à 180 km, le bœuf à 70 km !"*.
Selon une étude des géophysiciens de l’Université de Chicago, au vu de la quantité de combustibles fossiles dépensés par l’ensemble de la filière alimentaire, il ressort qu’un végétarien génère annuellement une tonne et demie d’émissions polluantes de moins qu’une personne suivant un régime de type américain carné. C'est encore plus efficace que de remplacer son véhicule roulant à l’essence par un véhicule hybride, soit une tonne en moins de CO2 !

Les inconvénients des protéines animales pour la santé

Dans la nature les herbivores vivent plus longtemps que les carnivores... ce simple constat déjà prête à réfléchir !
Le lien entre la consommation de viande, d’œufs et de produits laitiers et l’ostéoporose, l’asthme... a été établi. Les végétariens et végétaliens vivent en moyenne 6 à 10 ans de plus que le reste de la population.
La viande apporte des toxines, des purines et de l'acide urique qui sont des déchets du fonctionnement (neuro-)musculaire. Pourquoi donc ajouter des déchets extérieurs à nos propres déchets puisque tout un système interne est mis en place pour les filtrer par le foie entre autres et les expulser ?
La viande apporte une "suralimentation" car elle est trop riche (graisses animales) face aux simples besoins humains physiologiques fondamentaux.
Souvent associée à des glucides à assimilation lente, elle accroît encore l'effet de suralimentation, produisant difficultés digestives, lourdeurs après le repas et pathologies multiples.

Le sort réservé aux animaux dans les abattoirs 

Très peu de personnes connaissent la vie des animaux tués pour l’alimentation humaine. Pourtant, plus d'un milliard d’animaux sont tués chaque jour dans le monde. Des milliards d’autres “attendent” leur tour dans l’angoisse des élevages, où ils n’ont aucun droit, parqués, gavés, entassés, saignés, tués à la chaîne...
Les animaux sont de plus en plus nourri à base de céréales OGM avec les dangers maintenant avérés qu'elles comportent ! L'élevage se fait avec des injections massives d'antibiotiques, à titre préventif, pour les protéger d'éventuelles infections qui ne sont pas avérées mais qui pourraient peut-être se produire (on soigne des animaux qui ne sont pas malade sans veiller à ce que leur santé soit bonne) : cela renforce la résistance des bactéries aux antibiotiques, diminue la puissance de l'effet thérapeutiques des antibiotiques (certains sont d'ailleurs déjà complètement inefficaces, notamment certains dit "à large spectre" ), implique de développer de nouveaux antibiotiques toujours plus puissants et dont on contrôlera mal les effets pervers sur la santé, rendant certaines maladies incurables. 

Manger plus végétarien est un acte politique fort

Face à un accroissement de la population mondiale, à l’aspiration des pays du sud vers un mode de vie des pays industrialisés, à l’augmentation de la production de viande, la frénétique consommation de protéine animale, entraînant une véritable crise écologique, fragilise les écosystèmes. Manger plus végétarien revient à adopter un comportement plus sobre.
Changement climatique, déforestations, désertifications, pollution de l’eau, consommation d’énergie sont le résultat d’une agriculture et d’un élevage intensifs qui fournissent nos rayons de supermarchés en protéines animales. Plus on mange de viande et plus on alimente le système !
Manger plus végétarien est un acte politique fort pour lutter contre les dérives de notre société de consommation.

Pour préserver les forêts

Pour satisfaire la demande mondiale de viande, qui a quintuplé depuis les années 50, il faut raser des forêts. Selon la FAO, 33 % des terres cultivables de la planète sont utilisées à produire l’alimentation des animaux d’élevage, et 26 % de la surface des terres émergées non couvertes par les glaces est employée pour le pâturage. Au total, ce sont 70 % des terres à usage agricole qui, directement ou indirectement, sont consacrées à l’élevage. Des hectares de forêts tropicales sont ainsi dévorées au service de l'industrie et de la consommation de la viande. Selon le Directeur du Centre international pour la recherche forestière, David Faimowitz, "nous pouvons dire que les éleveurs transforment les forêts de l’Amazonie en viande hachée".

Pour lutter contre le réchauffement climatique

Sur le plan mondial, 22% des émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre, proviennent du lisier, et des rots des élevages de bétail, qui ne sont pas une réalité naturelle mais bel et bien une industrie humaine.
Un sondage YouGov pour l’association L214 en décembre 2015 a mis en évidence que 62% des Français étaient prêts à réduire leur consommation de viande pour réduire leur impact sur le climat. Et ils seraient 55% à être favorables à des mesures encourageant les alternatives végétariennes dans la restauration collective.

Réduire sa consommation de viande, c'est possible !


Pour aller + loin

- "L'enquête Campbell", de Colin T.  Campbell, Thomas M. Campbell, aux éditions Les Arènes, 2013.



Notes

* "Position of the American Dietetic Association and Dietitians of Canada : Vegetarian Diets", de Ann Mangels, Virginia Messina, and Vesanto Melina, Journal of the American Dietetic Association, Jun. 2003, pp. 748-65 (en anglais).

** "Élevages : une catastrophe écologique", Le Point, 22 juin 2006. 

Commentaires

Difficultés, pour le moment de connaître Antony 92, j'ai été déracinée ! mais j'ai fait de spectaculaires prises de consciences, et me cultiver sur le sujet est mon ardente façon de vivre philosophiquement une vie économique adaptée, avec d'indispensables amitiés, sans quoi, rien ne pourrait-être créer....

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