Le MagDes idées pour construire demain

Le printemps du siècle ?

Se saouler aux mojitos glace pilée durant un mois entier — en février, par exemple, qui fut le mois le plus chaud jamais enregistré en France ? Sauter tête la première dans un océan de plastique ou brûler son capital de carbone en un seul tour du monde aérien ? Vous hésitez… ? Je peux comprendre, tant l’inaction de nos gouvernants pour contraindre la courbe des températures moyennes sous les 2°C à l’horizon 2030 est angoissante, alors que notre Boule bleue s’échauffe.

J’ai peut-être une meilleure idée : écoutez la voix des jeunes. Elle redonne le sourire et l’espoir. « Dans ma tête, il était clair qu'il n'y aurait pas de planète pour exercer le métier que je voudrais, nous raconte Ysée Parmentier, cette jeune collégienne du Tarn-et-Garonne dans un entretien pour Colibris Le Mag. Je me suis peu à peu renfermée sur moi-même, je ne voyais aucune issue. Et puis un jour, ma mère m'a montré la vidéo du discours à la COP24 de Greta Thunberg [une Suédoise de 16 ans qui a fait un sitting devant le Parlement de son pays pendant plusieurs mois, pour protester contre l'inaction des dirigeants contre les dérèglements climatiques, ndlr]. Tout s'est éclairci, j'ai enfin vu une voie se dessiner. Plutôt que de "me choisir un métier", je pouvais, ado comme elle, tout faire pour essayer de changer les choses. »

Une lame de fond s’est levée sur la planète jeune 

Comme Ysée et Greta, partout à travers le monde, en Suède, Belgique, Allemagne, États-Unis, Australie, mais aussi en France, des centaines de milliers de jeunes – et notamment des jeunes filles –, interpellent frontalement les adultes et les décideurs pour sauver le climat. Et leur avenir. Le 7 mars, à Gréoux-les-Bains, c’est Charlie du collège de Saint-André des Alpes qui apostrophait sans ménagement Emmanuel Macron pour qu’il passe de son Grand Débat national aux actes pour le climat et la planète : « Puisque c’est l’argent qui nous a amené à négliger l’écologie, vous pensez qu’on pourra acheter une deuxième planète avec de l'argent ?! ». Le président a bredouillé un plaidoyer pour mettre la finance au service de la transition écologique, sans convaincre. 

« Puisque c’est l’argent qui nous a amené à négliger l’écologie, vous pensez qu’on pourra acheter une deuxième planète avec de l'argent ?! » (le collégien Charlie au président Macron le 7 mars)

« Je ne veux pas que vous soyez désespérés, je veux que vous paniquiez, que vous ressentiez la peur que je ressens tous les jours, et que vous agissiez ! » lançait déjà le 25 janvier à la tribune de Davos la jeune Greta à la face éberluée du gratin de la finance mondiale. Grâce à cette lame de fond qui se lève un peu partout pour sauver notre climat, notre biodiversité et l’humanité, croyez-moi : ils ne vont pas tarder à paniquer ! 

Ceux qui pensaient que tous les jeunes étaient soumis à la dictature d’une consommation débridée, enfermés dans leur bulle à réseauter sur les réseaux sociaux, indifférents à la marche fracassante du monde, en seront pour leurs frais. En France, 14 organisations syndicales lycéennes et étudiantes, écologiques et du scoutisme, leur ont emboîté le pas, pour amplifier leur cri d’alarme à l’occasion de cette journée de grève mondiale de la jeunesse pour le climat, le 15 mars. 

L’Affaire du Siècle, l’affaire de tous !

Les jeunes ne sont pas seuls… En quelques semaines, plus de 2 millions d’internautes ont signé l’appel “l'Affaire du siècle” initié le 17 décembre 2018 par quatre associations et soutenu par de nombreuses autres structures dont Colibris1. Bientôt les 3 millions ? Déposé au Tribunal Administratif de Paris le 14 mars 2019, ce recours attaque l’État en justice pour son « inaction climatique ». La phase d’instruction de l’Affaire devrait durer un an ou deux. Retentissante et mobilisatrice, elle ouvre un nouveau front dans la lutte contre les dérèglements climatiques : un front juridique. Damien Carême, le maire écologiste de Grande-Synthe (Nord), a annoncé le 23 janvier, faire de même en engageant un premier recours contre l’État pour « non-respect de ses engagements climatiques » devant le Conseil d’État. Et le 6 mars, il en a déposé un deuxième

Ainsi, pour la deuxième fois au monde2, ces recours permettront d’éclairer et de pénaliser l’irresponsabilité de nos dirigeants, pour non-assistance à planète en danger et promesses non tenues depuis des décennies. Au-delà, ce sera l’occasion d’exiger un cadre protecteur pour le climat à toutes les lois et mesures prises par l’État. 

Et pour le dire haut et fort, une Marche du Siècle aura lieu partout en France au lendemain de la grève mondiale des jeunes, le samedi 16 mars. Lancée à l’initiative du CRID, Greenpeace, de 350.org et de nombreuses autres associations (dont plusieurs groupes locaux de Colibris, à Toulouse, Bordeaux, Évry, Essonne...), cette Marche proclamera, comme le soulignent les organisateurs, que « nous sommes aujourd’hui des millions, prêt·es à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières. » C’est ce qu’en d’autres termes un twitto rappelait au ministre de l’Écologie et à ses secrétaires d’États à l’occasion d’un Grand Débat le 27 février dernier, avec le hashtag #jenesuispasdupe : « On vous parle effondrement, vous nous parlez de frein social. Vous nous demandez des propositions ? Mais les scientifiques, les ONG, ne font que ça depuis 30 ans ! Sans nouvelle action de votre part, nous continuerons de croire que vous êtes soumis aux lobbys industriels ».

Concilier impératifs écologiques et équité sociale

Les jeunes, les associations citoyennes. Et à présent les syndicats… En effet l’alliance, inédite, de 19 organisations syndicales, écologistes et engagées contre la précarité (dont la CFDT, l’UNSA, ATD Quart-Monde, la Mutualité Française, France Terre d’Asile, le Réseau Action Climat, ou encore la FNH) a produit « 66 propositions pour donner à chacun le pouvoir de vivre » (à télécharger ici). « Un modèle de société qui génère autant d’inégalités et d’injustices et met en péril la vie sur Terre de nos enfants et petits-enfants, et de millions d’êtres humains à travers le monde, n’est plus un modèle. C’est un non-sens », dénonçaient le 5 mars ces organisations en présentant leurs mesures. Là encore, elles comptent bien « guider toutes les politiques publiques pour que dans chaque nouvelle loi, dans chaque nouveau décret, et à toutes les échelles, les questions sociales et écologiques soient non seulement prises en compte mais qu'elles deviennent le cœur de chaque décision politique ». 

Nicolas, président d'honneur de la FNH, cosignataire des « 66 propositions pour donner à chacun le pouvoir de vivre » (crédit : COP Paris / CC-0)

En écho au puissant mouvement des gilets jaunes, ces propositions veulent désormais faire converger les mesures sociales et environnementales : « Nous n'avons pas d'autre choix que de changer de modèle. Il n'y a pas à opposer justice sociale et protection de l'environnement, efficacité économique et qualité de vie. Il est essentiel que l'ensemble de la population puisse intégrer et participer équitablement à la transition écologique, et profiter de ses bénéfices possibles. » Ce Pacte plaide d’ailleurs pour affecter les rentrées de toute taxe carbone sur les carburants « à un coussin social, destiné aux gens qui se retrouvent dans une impasse » (aides à une mobilité plus écologique, à l’accès à des logements décents, sobres en énergie et proches de son travail, à une alimentation décarbonée, meilleure pour la santé et moins polluante...).

Convergence dans les propositions, nouveaux acteurs et synergie dans l’action : la mobilisation sur le climat est en train de changer d’échelle...

Ambitieuses, leurs 66 propositions constituent un véritable programme pour changer de modèle de développement – qui va du mal-logement à la formation, de la lutte contre l’exclusion à la mobilité, de la fiscalité à la politique du grand âge, avec comme exigence centrale la préservation de l’environnement, plus d’équité et des conditions de vie futures de l’humanité3. Plusieurs propositions font écho aux mesures d’un autre pacte, le Pacte pour la Transition proposé aux citoyens et aux élus des communes à l’horizon 2020 par le Collectif pour une Transition Citoyenne, qui regroupe lui-même 27 associations citoyennes4, auquel Colibris s'est associé. 

Si le climat était une banque on l’aurait déjà sauvé !

Convergence dans les propositions, regroupement et synergie dans l’action : la mobilisation contre les dérèglements climatiques est en train de changer d’échelle, du moins dans le monde occidental. Et parce que ce combat est global, à conduire sur tous les continents et par tous les peuples, il exige des moyens colossaux. C’est à ce défi immense qu’entendent répondre, au moins en partie, l’agronome et économiste Pierre Larrouturou et le climatologue Jean Jouzel, avec 500 personnalités de douze pays (et de tous bords politiques), à travers un troisième pacte – c’est tendance ! Leur Pacte Finance-Climat européen est destiné à créer une Banque européenne pour le climat, adossée à la Banque Européenne d’Investissement. L’objectif ? Lever quelques 1 000 milliards en dix ans5, nécessaires selon la Cour européenne des comptes pour tenir nos engagements communautaires en matière de transition énergétique et souscrits lors de la COP21. « En 2008, explique dans Libération Pierre Larrouturou, pour éviter l’effondrement du système financier, la Banque centrale européenne a mis 1 000 milliards sur la table. Puis, à nouveau, pour « relancer la croissance », la BCE [Banque Centrale Européenne, ndlr] a créé plus de 2 500 milliards d’euros en trois ans. Or l’essentiel de ces sommes colossales est allé nourrir la spéculation financière… » Pour atteindre cet investissement colossal, à la hauteur de l’enjeu climatique, « nous proposons que chaque pays dispose chaque année d’une enveloppe correspondant à 2 % de son PIB. »

Une banque européenne pour le climat pour financer la transition énergétique et gagner la bataille du climat  

Le fondateur de Nouvelle Donne est confiant : « En annonçant que ce budget sera financé par les actionnaires et non l’ensemble des citoyens, et qu’il permettra de lutter contre le dérèglement climatique en créant massivement des emplois6, ce projet devrait rassembler un grand nombre de pays et permettrait de redonner du souffle à la construction européenne. »

Irréaliste ? Ce plan Marshall écologique peut donner le vertige et apparaître trop « comptable », alors que des sommes colossales d’argent public ont déjà été investies dans divers programmes environnementaux et que le fond du problème demeure d’en orienter les objectifs. Il n'empêche, cet effort budgétaire est à notre portée. À certaines conditions toutefois : que l’on stoppe les subventions aux énergies fossiles et les aides à l’agriculture polluantes, en les transférant à des productions écologiques, et qu’on s’attaque plus énergiquement à l’évasion fiscale et à la concurrence fiscale intra-européenne. Le tout sans faire porter l’essentiel de la facture sur les ménages pauvres et modestes en France ou dans le monde. Le président Macron, qui a repris l’idée de cette banque européenne pour le climat dans sa lettre aux Européens, sera-t-il prêt à cette rupture écologique d’avec les politiques industrielles, budgétaires et sociales de son gouvernement et de l’Europe actuelle ? 

Agir à toutes les échelles pour changer de monde 

Pour gagner, on le devine, il faut attaquer ce dérèglement climatique sur tous les fronts : en réorientant massivement les investissements publics et privés vers une économie écologique et solidaire ; en repensant la fiscalité, les normes et les standards pour les biens et services, afin de les rendre plus vertueux aux niveaux écologique et social. Mais aussi en adoptant des modes de vie et de consommation plus sobres et plus durables. 

Il faut attaquer le dérèglement climatique sur tous les fronts : par la mutation des politiques industrielles, fiscales et budgétaires, mais aussi de nos modes de vie...

Sans conteste, limiter ses déplacements en avion ou ceux effectués seul dans sa voiture, mieux isoler son logement et choisir un habitat groupé, manger moins de viande et plus local, réduire ses déchets et les gaspillages de son foyer... tout cela est très utile pour préserver le climat7. Ainsi, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a calculé que la moitié de l’empreinte carbone des Français est liée à l’importation de biens et de services... Notre empreinte est principalement associée au logement et au transport (environ 3 tonnes de CO2 par an et par habitant dans les deux cas), suivis de l’alimentation (environ 1,8 tonne). Sur ces trois postes majeurs, on peut agir efficacement. Ne serait-ce qu’en développant des systèmes d’échange, de prêt et de partage entre particuliers, et en limitant les gaspillages. Autre exemple, sur le logement : une étude comparée sur l'empreinte carbone d'un habitant d'Oasis8 (projet d’habitats groupés et de tiers lieux, que soutient Colibris) et d’un habitant traditionnel, montre que le premier émet deux fois moins de CO2 que le deuxième ! 

Construction écologique, mutualisation, mode de vie sobre... l'habitant d'une oasis émet deux fois moins de CO2 qu'un habitant traditionnel (source : rapport Carbone 4, 2015)

Au-delà de l’impact de nos choix individuels, ces gestes vertueux au quotidien peuvent inspirer des pratiques écologiques autour de soi et conduire les industriels à créer des offres plus durables. Cela n’est pas négligeable. Mais si c’est bien tout un modèle de consommation qu’il faut changer, il doit l’être par tous les acteurs. Car, comme on le constate depuis des décennies ces gestes écolos individuels et ces choix effectués par de petits collectifs privés ne suffisent pas. Il faut passer à d’autres échelles. Et faire basculer dans un autre modèle des collectivités locales et des États, des multinationales et la finance. Et pour ce faire le verrou – et donc le véritable levier – est politique. Celui d’une remise en cause d’un modèle de croissance et de solidarité sociale. Aucunes actions ne s’opposent, au contraire elles se conjuguent : en nous reliant par nos actes au quotidien, en créant des synergies par nos initiatives, en s’efforçant de converger dans nos messages, nous devenons plus forts. Puissants face aux puissants.

En cela, aujourd’hui, l’espoir renaît. Car au-delà des multiples appels, des marches et des pactes pour le climat qui éclosent, les convergences s’opèrent et de nouveaux acteurs, plus jeunes, rejoignent cette alliance. La plupart des organisations mobilisées souscrivent à la nécessité de fixer un prix au carbone tout en repensant la fiscalité afin qu’elle devienne plus équitable et responsable. Tous réclament de conditionner les investissements industriels à leurs impacts écologiques et sociaux, de mettre à contribution les flux financiers et rendre la finance plus responsable socialement et écologiquement. Ce à quoi souscrivent également de plus en plus de citoyens sur le terrain et au fil des sondages… Ainsi, à l’orée du printemps, j’ai le sentiment qu’il existe un alignement de planètes. Je veux croire alors qu’il devient possible de gagner la première manche contre les dérèglements climatiques et sociaux. En imposant une bifurcation majeure en France, et demain en Europe. Il faudra encore pousser fort, certes… Bon, dans la perspective, je crois que je vais me calmer sur les mojitos !


Pour aller + loin

- Suivre la mobilisation des jeunes contre les dérèglement climatique, sur Twitter.

- Finance, Climat, Réveillez-Vous ! Les solutions sont là, par Anne Hessel, Jean Jouzel, et Pierre Larrouturou, aux Éditions Indigène.

- Présentation vidéo du projet de Banque européenne pour le Climat : https://youtu.be/l5DmU63At9c 


Crédit photo chapô : Greta Thunberg parmi les jeunes manifestants français, vendredi 22 février à Paris (crédit : Gongashan, CC-BY-NC-ND)




1. L’Affaire du siècle a été initié par Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH), Greenpeace France et Oxfam France. 

2. En 2015, aux Pays-Bas, un tribunal, saisi par l’ONG Urgenda et neuf cents citoyens, avait ordonné à l’État de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le pays de 25 % d’ici à 2020. Un jugement confirmé en appel en octobre. En Colombie, la Cour suprême a acté la nécessité d'agir, sur plainte de 25 jeunes. Au Pakistan, un fils d'agriculteurs a fait reconnaître le droit à la vie… Selon le Grantham Research Institute, plus de 270 affaires sont en cours dans 25 juridictions.

3. Leur pacte propose un plan d'investissement public et privé dans la transition écologique « à hauteur des 55 à 85 milliards d'euros manquants par an entre 2019 et 2023 » pour réaliser la transition écologique.

4. Créé en 2013, le CTC regroupe à la fois des acteurs économiques comme Enercoop, La Nef ou Terre de Liens, des associations militantes comme Alternatiba ou des collectifs comme Osons les Jours Heureux.

5. Cet investissement de 1 100 milliards en dix ans se répartirait ainsi : 40 milliards pour l’Afrique et la Méditerranée, 10 milliards pour la recherche et 50 milliards pour financer le chantier sur le territoire européen.

6. D’après l’Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie (ADEME) on pourrait créer jusqu’à 900 000 emplois en France grâce à ce niveau d’investissements. Et à l’échelle européenne, une telle stratégie de financement permettrait d’en créer près de 6 millions.

7. On lira avec intérêt l’étude de B&L évolution, un cabinet d’analyses sur l’énergie, le climat et la biodiversité : « Comment s’aligner sur une trajectoire compatible avec les 1,5°C ? – 2018 », qui a tenté d’imaginer ce qu’il faudrait faire dans son mode de vie et sa consommation pour limiter le réchauffement climatique à une augmentation de 1,5 °C d’ici à 2030. Parmi les propositions : interdire la vente des voitures neuves dès 2020 ; encadrer les voyages en avion hors d’Europe dès 2024 ; passer de 90 kilos en moyenne de viande par an à 25 kilos pour chaque Français...

8. Étude réalisée en 2015 par le cabinet Carbone 4, sur 120 habitants de 6 oasis, à télécharger ici.

Commentaires

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Ça réconforte de se savoir nombreux voués à la protection de la planète.

Bravo pour ce magnifique rapport. Soyons résolument combatifs et optimistes pour gagner ce combat historique et sauver la vie sur terre, animale, végétale et humaine. Merci à vous tous

dans les 66 propositions
j'aurais aimé que le système capitaliste qui pousse à la production, à l'extractivisme, à la croissance, de par la structure de la monnaie dette, soit mieux ciblé; que la June soit citée, cette monnaie élaborée pour le bénéfice des humains et non d'un système, avec son dividende universel peut commencer à se diffuser... renseignons nous
j'aurais aimé que ce facteur qui apparait primordial , quand on calcule notre empreinte écologique, soit bien mieux mis en exergue: diminuons drastiquement notre consommation de produits animaux, résistons aux lobbies de la viande et du lait, au poids des habitudes... car on pouvait aussi comparer une troisième empreinte écologique; celle des végétariens! ( voir Cowspiracy:-) )

oui,c'est intéréssant,.je suis écologiste depuis 48 ans!! mais vivant dans cette société, je n'ai pas réalisé beaucoup de choses,un peu dépitée! mais j'ai toujours jardiné,un petit potager! et essayé d'i nformer qd cela était possible;maintenant à la retraite depui 2013;je jardine mais je vais essayer de voir si je peux agir avec d'autres,l