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Le burn-out, le bore-out et le brown-out sont trois facettes d’un même problème : l’épuisement.

Diagnostiquer l’invisible : la roue du burn-out et les autres signaux du bore-out et du brown-out

Le burn-out, le bore-out et le brown-out sont trois facettes d’un même problème : l’épuisement. Le premier est un incendie. Trop de feu, trop de vent, la flamme qui consume jusqu’à la dernière branche. Le deuxième et le troisième sont une sécheresse. Pas une goutte de pluie, pas un rayon de soleil, la plante qui se flétrit par l’ennui ou la perte de sens.

Quelques éléments de définition pour commencer. Qu’entend-on quand on parle de « burn-out », de « bore-out » ou encore, concept moins connu, de « brown-out » ?

Reconnaître les signes de l'épuisement

Théorisé pour la première fois en 1974 par le psychologue américain Herbert J. Freudenberger dans son article « Staff Burn-out » (revue Journal of Social Issues) après avoir constaté l’épuisement du personnel soignant et des bénévoles dans une free clinic auprès de toxicomanes, le burn-out se manifeste par :

  • Une surcharge de travail entraînant une fatigue persistante, des maux de tête ou de l’insomnie entre autres.
  • Une pression qui monte, un risque de tensions et/ou des conflits.
  • De la démotivation, de l’irritabilité, un sentiment d’isolement.

Face au sentiment d’échec, à la fatigue persistante et aux difficultés de concentration, les personnes touchées ont tendance à travailler davantage pour retrouver satisfaction et confiance en elles. Un cercle vicieux s’installe jusqu’à l’épuisement émotionnel et physique durable.

Le bore-out, ou syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui, a été formalisé et popularisé en 2007 par deux consultants suisses, Peter Werder et Philippe Rothlin. Celui-ci se caractérise par :

  • Un manque de motivation, une morosité matinale.
  • Un désinvestissement, des erreurs à répétition.
  • Un stress paradoxal (angoisse du vide), une culpabilité de ne pas être surchargé·e de travail, ou le sentiment d’être mis·e à l’écart voire pas reconnu·e à sa juste valeur.
  • Des troubles du sommeil et/ou digestifs, des maux de tête.

On s’ennuie, on se démotive, dans certains cas il y a un risque de perte de l’estime de soi et de dépression.

Enfin, le brown-out (désigne en anglais une baisse de tension électrique) est quant à lui un signal de perte profonde de sens et d’utilité au travail. Par analogie, l’individu va progressivement perdre son énergie et sa motivation. Parmi les symptômes connus, on trouve :

  • Un manque d’enthousiasme, d’implication ou de l’apathie.
  • Un sentiment d’inutilité, voire d’absurdité.
  • Repli sur soi, absences à répétition.
  • Du stress, de l’anxiété, des difficultés de concentration ou de la fatigue.


Quelques chiffres clés :


Des outils à disposition des collectifs militants

Pour identifier ces dynamiques, qui ne se sont plus l’apanage des entreprises et qu’on retrouve désormais dans la sphère militante, des outils existent tels que la roue du burn-out. Le collectif Allumeuses a d’ailleurs identifié six causes systémiques et structurelles d’épuisement dans les associations :

  • Des modes de gouvernance et de fonctionnement déséquilibrés.
  • Une absence de culture de célébration et de reconnaissance.
  • Le manque croissant de moyens, l'urgence d'agir et la pression à "faire toujours plus"
  • Le sentiment d'isolement et d'impuissance face à la violence du monde.
  • La reproduction des oppressions systémiques.
  • Les injonctions "paradoxantes".

Pour plus de détails, consultez la plaquette développée et mise en forme par Allumeuses. 


Source : Recipes for wellbeing

https://www.recipesforwellbeing.org/fr/the-wheel-of-burnout/ 

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