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Se déplacer autrement

Les réserves d’énergie fossile s’épuisent, les rejets de gaz à effet de serre et la pollution augmente. Pourtant le nombre de voitures en circulation dans le monde ne cesse d’augmenter et, à ce rythme, le parc automobile mondial risque d’atteindre un milliard d’unités en 2030…
Se déplacer autrement, c’est orienter ses choix vers des moyens de transport plus respectueux de l’environnement, et participer à la préservation des ressources naturelles, indispensables à notre bien-être. C’est surtout accepter de changer nos comportements par rapport à la mobilité...

Des impacts négatifs

Aujourd’hui, les transports représentent en France 66 % de la consommation de produits pétroliers à usage énergétique et sont responsables de 35 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre (GES) contribuant au changement climatique (Sources ADEME).

Les transports sont aussi de gros consommateurs d’espace. La multiplication des infrastructures routières (parkings, autoroutes…) et aéroportuaires contribuent massivement à la dégradation des paysages et de la biodiversité. Ils sont également sources de pollutions sonores préoccupantes pour le bien-être et peuvent entrainer dans certains cas des troubles dangereux pour la santé : stress, trouble du sommeil, fatigue, impact sur l’audition...

Se déplacer autrement

Se déplacer autrement, c’est privilégier des modes de transport plus respectueux de l’environnement. Se passer d’une voiture aujourd’hui parait parfois difficile pourtant il existe des solutions alternatives !

Utiliser l’énergie humaine

Le vélo et la marche à pied sont les transports verts par excellence ! Écologiques, sains et peu coûteux, ils sont accessibles à la plupart d’entre nous et les bénéfices pour notre santé sont importants.

Prendre les transports en commun

Utiliser les transports en commun (bus, métro, tramway) est un bon moyen de réduire son impact environnemental. En autobus ou en train, un passager émettra 3 à 4 fois moins de GES qu’en voiture.

Partager un véhicule

S’il est parfois difficile de se passer de son véhicule, il est possible de pratiquer l’autopartage ou le covoiturage. Cela permet de réduire les frais pour le conducteur et aussi de développer la convivialité et le partage.

Voir la fiche pratique "Mettre en place un système de covoiturage"

Monter des projets collectifs  

Les Plans de Déplacement d'Entreprise permettent de réduire l’utilisation de la voiture particulière dans les déplacements domicile-travail et professionnels.
Voir le site de l'Ademe
   
Les Pédibus sont des ramassages scolaire à pied, organisés entre parents d’élèves.
Voir la fiche pratique "Mettre en place un Pédibus"

Pour connaître les moyens de transport écologiques disponibles près de chez vous et les projets en cours, vous pouvez contacter votre mairie.

Accepter de changer son comportement

Les progrès technologiques permettent de diminuer l’impact négatif des transports sur l’environnement (développement des voitures électriques, des biocarburants…) mais ils ne représentent pas toujours des solutions durables. Ils sont également responsables de l’exploitation des ressources naturelles et génèrent des quantités importantes de déchets en fin de vie.

Seuls, les progrès techniques ne permettront pas de réduire suffisamment notre impact sur l’environnement. Ils doivent être accompagnés d’un profond changement de comportement et de nouvelles pratiques sociales.

Prendre du temps pour soi

Utiliser des modes de déplacement plus respectueux de l’environnement signifie prendre plus de temps pour se déplacer. Un trajet à pied, en vélo, ou en transport en commun est souvent plus long qu’en voiture ou en avion. Mais prendre le temps de se déplacer ne veut pas forcément dire que l’on perd son temps… Ces moyens de transport permettent au contraire de prendre le temps d’écouter de la musique, d’observer le paysage, de lire ou de se détendre.

Adopter le "Tourisme lent"

Le tourisme lent (ou "slow-tourisme", en référence au mouvement Slowfood) consiste à partir moins souvent mais plus longtemps afin de vivre au rythme de la population locale. Le premier principe du tourisme lent est de prendre son temps et donc de privilégier les destinations proches et les moyens de transport moins polluants tels que le train, le vélo, le bateau… et surtout éviter les trajets en avion responsable de 5% des émissions mondiales de GES. Le slow-tourisme est une alternative qui vise à combiner respect de l’environnement, préservation des spécificités locales et plaisir de voyager. Lors de ces voyages, les déplacements ne sont pas seulement considérés comme des trajets permettant de se rendre d’un point à un autre, ils font partie intégrante du voyage.